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Bulletin Quotidien Europe N° 11682
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Italie

L'eurozone garde son calme après le 'non' au référendum italien

Les ministres des Finances de la zone euro n’ont pas vu de raison particulière d’inquiétude au lendemain du référendum en Italie, qui a poussé le président du Conseil italien, Matteo Renzi, à présenter sa démission.

« Il n’y a aucune raison pour une crise dans la zone euro », a tranché, dès son arrivée à l’Eurogroupe, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. « Jusqu’ici, les marchés ont réagi calmement », a déclaré, de son côté,  le Président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, ajoutant qu’il ne voyait pas le besoin d’actions d’urgence.

« Le référendum était une question de politique intérieure italienne. Il s'agissait de réformer la Constitution. Ce référendum ne portait pas sur l’Europe, sur la politique européenne, sur la place de l’Italie en Europe », a également dit le ministre français, Michel Sapin. Quant aux problèmes rencontrés par les banques, qui pourraient souffrir de l’instabilité politique : « C’est un sujet qui existait avant. C’est à ce sujet-là que l’on peut apporter des réponses. Mais c’est sans lien avec le résultat du référendum », a dit le Français.

L’Eurogroupe - où le ministre italien n’était pas présent, étant resté à Rome pour la démission du cabinet - n’a pas discuté de la situation en Italie. Il attendait la fin de la transition politique, au sujet de laquelle le Président italien devait en principe décider dans la journée.

Dans le même temps, il a repris à son compte l’évaluation de la Commission selon laquelle l’Italie courait le risque de ne pas respecter ses objectifs budgétaires. « Mais, compte tenu de la situation politique, il est impossible aujourd’hui de demander au gouvernement de s’engager à prendre des mesures additionnelles (…) L’Eurogroupe doit attendre », a expliqué Jeroen Dijsselbloem en conférence de presse. Le ministre allemand a, quant à lui, dit espérer que les réformes continueraient.

Quant au rejet de la réforme constitutionnelle proposée par Matteo Renzi, Jeroen Dijsselbloem a estimé que les réformes institutionnelles sont importantes pour avoir une administration efficace. « Un système politique qui fonctionne est crucial, si on veut moderniser l’Europe, mais ce n’est pas un sujet qui intéresse uniquement l’Italie ». « Tout nouveau gouvernement devra regarder la question de la Constitution et d’une possible réforme constitutionnelle à nouveau, mais ce n’est pas à nous d'en décider », a conclu le Néerlandais. (Élodie Lamer)

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