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Bulletin Quotidien Europe N° 11682
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ACTION EXTÉRIEURE / Birmanie

État de Rakhine, l’UE salue la mise en place d’une commission d’enquête sur les violences 

L’Union européenne a salué, vendredi 2 décembre, l’annonce, par le gouvernement birman, de la création d’une commission d’enquête sur les récentes violences dans l’État de Rakhine, où se concentre la minorité musulmane Rohingya.

Le travail de cette commission « doit être objectif et aider à prévenir des évènements semblables à l'avenir, notamment en assurant la responsabilité de tous les auteurs de violence et de haine », a prévenu la porte-parole du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) dans un communiqué. L’UE avait appelé, fin novembre, à une enquête sur les violentes attaques contre les postes des gardes-frontières, le 9 octobre 2016, et les opérations de sécurité qui en ont résulté (EUROPE 11676). Plusieurs civils et membres du personnel de sécurité ont été tués dans ces évènements et des milliers de personnes ont été déplacées.

Alors que, selon plusieurs rapports, la situation des droits de l’homme dans le nord de l’État de Rakhine s’est fortement détériorée, la porte-parole a estimé que, tant qu’il n’y aurait pas d’accès possible à la zone, « y compris pour des observateurs indépendants et des médias », « les allégations et les soupçons concernant la perpétration de graves violations des droits de l'homme se poursuivraient ». « Il demeure essentiel que le gouvernement mette en œuvre ses initiatives pour s'attaquer aux causes profondes de la situation dans l'État de Rakhine », a-t-elle ajouté.

Pour la porte-parole, la réouverture « limitée » de l’accès humanitaire au nord de l'État « est un pas dans la bonne direction ». « Nous attendons avec impatience l'amélioration rapide de l'accès afin que l'assistance vitale puisse rapidement et efficacement toucher tous ceux qui en ont besoin », a-t-elle ajouté, rappelant que l’assistance humanitaire régulière avait été interrompue pendant de nombreuses semaines, mettant en danger plus de 150 000 personnes vulnérables.

Soulignant que « la peur, la perte de moyens de subsistance et de logement et l'utilisation disproportionnée de la force par les forces armées » poussaient de nombreuses personnes à se réfugier au Bangladesh, la porte-parole, tout en reconnaissant la solidarité et l'hospitalité de longue date des Bangladais, a expliqué qu’il était « important que ceux qui fuient la violence au Myanmar ne soient ni expulsés ni renvoyés ». « En leur fournissant une assistance et une protection jusqu'à ce que la situation dans le nord de l'État de Rakhine se stabilise et que leur retour en toute sécurité puisse être assuré, les autorités bangladaises continueront de contribuer à la stabilité dans la région », a-t-elle ajouté.

La porte-parole du SEAE a rappelé que la paix et la réconciliation nationale au Myanmar demeuraient « critiques », alors que la situation dans le pays reste complexe. Rappelant que la signature de l'Accord national de cessez-le-feu par huit groupes ethniques armés, en octobre 2015 (EUROPE 11411), et la tenue de la « Conférence de la Paix de Panglong du 21e siècle », fin août-début septembre (EUROPE 11612), avaient constitué des « étapes importantes dans la voie de la réconciliation nationale », la porte-parole a rappelé que le travail devait maintenant porter sur l'amélioration de l'inclusivité du processus, y compris la participation de tous les groupes armés, des femmes et de la société civile. L'Union européenne est prête à examiner la possibilité de davantage d'assistance dans ce contexte, a-t-elle annoncé. (Camille-Cerise Gessant)

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