Une conférence euro-méditerranéenne sur l’eau s'est ouverte, lundi 5 décembre à Tunis, a annoncé l’Union pour la Méditerranée (UpM) qui en est partie prenante.
Cette rencontre, la deuxième du genre, doit examiner le projet « gouvernance et financement du secteur de l’eau en Méditerranée » lancé en 2013 sous le label UpM et mené conjointement par le Partenariat mondial pour l’eau-Méditerranée (GWP-Med) et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
Le projet vise, selon ses initiateurs, à « fournir une série d'analyses sur les pays et un plan d'action régional destinés à améliorer la gouvernance publique et à attirer les investissements » dans ce secteur crucial pour la région méditerranéenne. Car, souligne GWP-Med, la région est « pauvre en eau » et cette ressource est « inégalement répartie », et sa qualité est en baisse en raison de la pollution humaine et industrielle ainsi que d'un usage intensif aggravé par la démographie croissante.
« La pression s’accroit sur la ressource » dans un contexte de changement climatique, affirme l'Institut français pour la recherche sur le développement (IRD), précisant que « l’irrigation, à elle seule, mobilise 60 à 80 % de la demande en eau dans le bassin méditerranéen ». (Fathi B'chir)