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Bulletin Quotidien Europe N° 11674
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POLITIQUES SECTORIELLES / Jai

Les politiques migratoires de l'UE ont mis à mal les droits des réfugiés en 2016, selon Human Rights Watch

L’ONG Human Rights Watch (HRW) a publié, mercredi 23 novembre, un rapport dans lequel elle dénonce les politiques migratoires de l’UE qui mettent en danger, selon elle, « la protection et les droits humains des réfugiés ».

Dans son rapport intitulé « Les politiques européennes mettent les réfugiés en danger : un programme pour rétablir une bonne protection », l’ONG affirme que la tendance dans l’UE est « à restreindre les droits des réfugiés et que celle-ci a échoué à passer à la vitesse supérieure pour les réinstallations de réfugiés ».

« On se souviendra de l’année 2016 comme du moment où l’UE a décidé de fermer sa porte aux réfugiés et de rendre la vie plus difficile à ceux qui s’y trouvaient déjà », a déclaré l'ONG dans le communiqué. « Cette volonté précipitée de transformer l’UE en un environnement hostile et d’empêcher à tout prix les gens de franchir les frontières se fait au mépris des risques qu’ont pris ces personnes, qui mettent souvent leur vie en danger pour fuir les conflits, la persécution et les violations des droits humains, et va à l’encontre de toutes les valeurs européennes ».

Le rapport souligne que la mauvaise gestion de la crise migratoire en 2015 et le manque de coordination entre les gouvernements de l’UE ont contribué à créer une « crise politique et humanitaire ». Et même si les arrivées sont moins nombreuses en 2016, des problèmes importants restent à résoudre, notamment en Grèce. Au cours de l’année 2016, 4 600 personnes sont mortes ou portées disparues en essayant d’atteindre l’Europe par la mer, un record.

L’ONG critique le fait que les efforts de l’UE en 2016 ont consisté à empêcher les nouvelles arrivées, et à déléguer ses responsabilités aux pays tiers, à l’image de l’accord UE/Turquie signé en mars. HWR dénonce aussi le fait que l’UE ait pu faire pression auprès de pays tiers sur l’aide humanitaire pour qu’ils reprennent leurs ressortissants en situation irrégulière en Europe, comme l’UE a été soupçonnée de l’avoir fait avec l’Afghanistan.

HWR note aussi que États membres revoient à la baisse les droits des demandeurs d’asile, notamment le droit au regroupement familial. (Solenn Paulic)

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