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Bulletin Quotidien Europe N° 11664
ACTION EXTÉRIEURE / États-unis

Les Européens veulent croire que le climat ne sera pas victime de l'élection de M. Trump 

Tombée en pleine COP 22 (7-18 novembre), l’annonce de la victoire aux élections présidentielles américaines de Donald Trump, ouvertement climato-sceptique et déterminé à en découdre avec l’Accord de Paris que vient de ratifier son prédécesseur, suscite bien des craintes.

Au repli isolationniste, annoncé lors de la campagne électorale américaine par le président élu du deuxième pays émetteur de gaz à effet de serre au monde, les Européens répondent par la réaffirmation de leur foi dans le multilatéralisme et, pour certains, par la méthode Coué.

« Ce n’est qu’en coopérant étroitement que l’Union européenne et les États-Unis continueront à faire la différence quand il s'agit de s’attaquer à des défis sans précédent comme le changement climatique », ont souligné les présidents du Conseil européen, Donald Tusk, et de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dans leur lettre commune adressée au Président élu. La phrase a aussitôt été reprise par le commissaire européen à l’Action pour le climat et à l’Énergie, Miguel Arias Cañete, sur son compte Twitter.

Au Parlement européen, l'Italien Gianni Pittella, président du groupe S&D, veut croire que les États-Unis ne tourneront pas le dos à l’Accord universel dont la mise en œuvre est en train d’être négociée à Marrakech. « Nous espérons que les États-Unis respecteront l’héritage d’Obama sur les questions comme le changement climatique, les objectifs de développement durable et les autres défis communs auxquels nous sommes confrontés », a-t-il déclaré.

« B. Obama a ratifié et engagé les États-Unis. Il n’y a pas de retrait  possible de l’Accord de Paris. 103 pays représentant 70% des émissions mondiales l’ont ratifié. Restons vigilants pour le climat », a souligné, sur son compte Twitter,  Ségolène Royal, présidente de la COP 21, qui a passé le flambeau au Marocain Salaheddine Mezouar, président de la COP 22. « Ce qui est en jeu aujourd'hui, c'est (...) la préservation de la planète », a embrayé le président français, François Hollande, promettant « la vigilance » de la France dans ses relations futures avec les États-Unis.

Chez les ONG, c’est la consternation. Friends of the Earth International pense que « l’élection de Trump est une catastrophe pour le climat, et en particulier pour le continent africain ». Aussi l’ONG appelle-t-elle « le reste du monde à redoubler d’engagements pour s’attaquer au changement climatique dangereux ». (Aminata Niang)

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