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Bulletin Quotidien Europe N° 11655
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Économie

Le processus 'Semestre européen' doit aussi contribuer à réduire les inégalités, avertit le PE

Le Conseil de l'UE et la Commission européenne doivent « tenter de faire en sorte que les mesures d’assainissement budgétaire s’accompagnent de mesures contribuant à réduire les inégalités », a estimé le Parlement européen, dans une résolution non législative sur le processus budgétaire du 'Semestre européen' qu'il a adoptée mercredi 26 octobre.

Reprenant à son compte la position de la commission parlementaire compétente, les députés signalent qu’« entre 2008 et 2014, le nombre de personnes dans l’Union exposées au risque de pauvreté et d’exclusion sociale a augmenté de 4,2 millions, ce qui porte le total à plus de 22 millions de personnes (22,3 %) ». Ils invitent la Commission et les États membres à déployer des efforts accrus pour réduire la pauvreté, l’exclusion sociale et les inégalités.

« La croissance reste faible, le chômage est en diminution, mais la situation de l'emploi reste sombre, surtout pour les jeunes. Et les investissements restent faibles »,  avait constaté Alfred Sant (S&D, maltais), rapporteur sur ce dossier, mardi, lors du débat en plénière. Au nom de la Présidence du Conseil de l'UE, le secrétaire d'État slovaque aux Affaires étrangères, Ivan Korčok, avait indiqué que le Conseil adopterait des conclusions spécifiques sur le chômage des jeunes en décembre. Le commissaire à l'Euro, Valdis Dombrovskis, avait rappelé le triptyque sur lequel repose la politique économique de l'UE : la stimulation de l'investissement, la poursuite des réformes structurelles, le maintien de politiques budgétaires « responsables ». Ces priorités seront réaffirmées lors de la présentation, mi-novembre, de l'Examen annuel de la croissance, qui donnera le coup d'envoi du cycle 2017 du 'Semestre européen',  a-t-il indiqué.

Les députés ont rejeté tous les amendements déposés par les groupes GUE/NGL, Verts/ALE et ELDD. Le premier d'entre eux plaidait notamment pour des politiques de redistribution efficaces des richesses afin d'empêcher l'aggravation des inégalités et pour l'abrogation du Pacte de stabilité et de croissance. Le groupe ELDD souhaitait que soit reconnu le traitement inégal opéré entre les pays en déficit, qui ont dû supporter des coûts d’ajustement « disproportionnellement élevés » pour rester dans l’union monétaire, et d'autres pays (comme l'Allemagne, NDLR) qui ont réussi à accumuler « des excédents excessifs » de leur balance courante sans être inquiétés. (Mathieu Bion)

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