Condamnant d’une manière générale l’inertie et l’impuissance du Conseil européen lors de la réunion des 20 et 21 octobre, les députés ont également dressé, mercredi 26 octobre à Strasbourg, un constat négatif en ce qui concerne la politique migratoire qui était, avec le commerce et les relations avec la Russie, le troisième sujet mis à l’agenda des chefs d’État ou de gouvernement.
Si le président du Conseil européen, Donald Tusk, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, se sont félicités des progrès réalisés en la matière depuis 2015, illustrés notamment par la baisse du nombre d’arrivées de migrants dans l’UE, les membres du PE ont, eux, pointé les blocages persistants au Conseil et les grandes divisions sur les propositions pourtant « bonnes » mises sur la table, a commenté Manfred Weber, chef de file du PPE au PE. « C’est l’égoïsme qui amène l’UE vers l’échec ; nous voulons un Conseil qui donne des orientations ».
Sophia in’t Veld (ADLE, néerlandaise) a estimé, elle, qu’il n’était pas juste de parler de succès quand les morts en Méditerranée sont toujours plus nombreux, l’année 2016 étant jusqu’ici la plus meurtrière.
Les Verts/ALE ont, de leur côté, dénoncé, par la voix de Philippe Lamberts (belge), une politique migratoire qui se résume notamment au refoulement et à la fermeture des frontières. (Solenn Paulic)