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Bulletin Quotidien Europe N° 11655
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ACTION EXTÉRIEURE / Commerce

Au vu des retards sur le CETA, Liam Fox plaide pour un accord UE/Royaume-Uni avant le 'Brexit'

Les difficultés rencontrées par l'UE pour signer l'accord de libre-échange UE/Canada (CETA) mettent en exergue qu'il est important que le Royaume-Uni parvienne à un accord sur ses relations futures avec l'UE avant sa sortie du bloc européen - le 'Brexit' -, a estimé le ministre britannique du Commerce, Liam Fox, devant une commission du Parlement britannique, mercredi 26 octobre.

Sept années ont été nécessaires à l'UE pour arriver à la signature du CETA et les retards dus au veto d'une autorité régionale belge ont montré la difficulté de conclure un accord entre un si grand nombre de partenaires, a souligné M. Fox, dans des propos relayés par l'AFP, mercredi en fin d'après-midi.

Tout accord conclu dans l'intervalle des deux ans de pourparlers sur les modalités du divorce entre l'UE et le Royaume-Uni suivant le déclenchement de l'article 50 du TFUE ne serait pas soumis au même niveau de vetos qu'un accord de libre-échange, a estimé M. Fox.

« Ce genre de procédure serait seulement entrepris si nous quittions l'UE après (cet intervalle) sans aucune sorte d'accord et si nous cherchions à négocier un accord de libre-échange une fois sortis. Au vu de l'expérience du CETA, il est dans l'intérêt de toutes les parties de minimiser toute sorte de perturbation commerciale et politique pour s'assurer que cela est fait avec un minimum de confusion », a-t-il dit.

M. Fox a jugé que l'expérience du CETA pourrait conduire certains à s'interroger sur le processus de négociation des accords commerciaux au sein de l'UE à l'avenir, avec une Commission susceptible de vouloir avoir un meilleur contrôle. « Il va y avoir un certain nombre de tensions politiques sur la façon dont ce processus peut aller de l'avant... Ceux qui prônent une libéralisation commerciale accrue peuvent se demander si le processus actuel est trop long et s'il y a trop d'obstacles possibles », a-t-il expliqué.

Enfin, interrogé sur quelles mesures le Royaume-Uni mettrait en place pour se défendre après le 'Brexit' contre les pratiques commerciales déloyales de pays tiers, telles que le dumping chinois sur l'acier, M. Fox a reconnu le besoin d'un débat sur les options en matière de défense commerciale. « Il est absolument juste que nous aurons besoin de légiférer avant de quitter l'UE afin de nous doter d'instruments de défense commerciale dès le premier jour », a-t-il déclaré. (Emmanuel Hagry)

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