Bruxelles, 13/07/2016 (Agence Europe) - Le ministre slovaque de l'Économie, Peter Ziga, et le ministre adjoint bulgare de l'Énergie, Zhecho Stankov, ont signé, en marge de la réunion informelle des ministres de l'Énergie de l'UE, mercredi 13 juillet à Bratislava, un protocole d'accord concernant le projet de gazoduc Eastring.
Ce protocole d'accord intergouvernemental complète le contrat signé en juin entre les opérateurs gaziers slovaque, Eustream, et bulgare, Bulgartransgas, dans le cadre d'un projet de gazoduc visant à relier la Slovaquie à la Bulgarie, depuis sa frontière avec la Turquie, et via la Hongrie et la Roumanie, en reposant sur l'infrastructure existante sur le territoire slovaque, l'Eustream, complètement rénovée depuis 2009.
« Le projet Eastring facilitera la mise en place de l'Union de l'énergie par la diversification des routes et sources de gaz », a commenté M. Ziga, après la signature du protocole d'accord, se disant confiant quant à la possibilité de trouver des accords similaires « dans un avenir prévisible » avec la Hongrie et la Roumanie. « Le projet Eastring contribuera à la sécurité énergétique de l'Europe centrale et du sud-est, mais aussi de l'ensemble de l'Europe », a renchéri M. Stankov.
« Depuis un certain temps, nous discutons de l'importance de la diversification des routes d'approvisionnement en gaz pour nous assurer que nous ne sommes pas dépendants uniquement de la route d'approvisionnement ukrainienne. Voilà pourquoi l'idée ai est venue », a expliqué M. Ziga, interrogé par la presse sur ce dossier à l'issue de la réunion ministérielle.
« À cet égard, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie sont des partenaires très importants. Hier, nous avons eu des discussions avec la Hongrie. Quant à la Roumanie, avec les élections à venir, le pays n'est peut être pas prêt à prendre des décisions stratégiques. Nous attendons les élections », a ajouté le ministre.
« Le projet Eastring est stratégique car il a un impact sur la sécurité de l'approvisionnement et la diversification des sources. Il faut identifier les synergies avec les projets de routes de gaz développées dans le sud-est et l'est de l'Europe », a-t-il conclu, en référence au projet de corridor gazier sud. (Emmanuel Hagry)