Bruxelles, 13/07/2016 (Agence Europe) - Le ministre slovaque de l'Économie, Peter Ziga, a fait part d'un consensus entre les ministres de l'Énergie de l'UE, réunis en session informelle mercredi 13 juillet à Brastislava, sur l'importance du gaz naturel liquéfié (GNL) dans la diversification du bouquet énergétique et la sécurité de l'approvisionnement énergétique de l'UE.
« Le GNL est un secteur qui a un potentiel considérable pour l'UE. Nos débats sur le GNL, une première à ce niveau politique, ont montré que la mise en œuvre de mesures pour la diversification des ressources de gaz par l'intermédiaire de GNL est important pour les États membres, principalement en termes de sécurité énergétique », a souligné M. Ziga devant la presse à l'issue des travaux du Conseil.
À l'initiative de la Présidence slovaque du Conseil de l'UE, les ministres étaient appelés à discuter de la stratégie européenne pour le GNL et le stockage de gaz, mise sur la table par la Commission en février (EUROPE 11484).
Pour alimenter les débats, la Présidence slovaque avait aussi convié le président de la commission de l'énergie du Parlement européen, Jerzy Buzek, et l'envoyé spécial pour les affaires énergétiques internationales du Département d'État américain, Amos J. Hochstein.
« D'ici 2020, le volume de GNL sur le marché va s'accroître de 50%, nous verrons des prix du GNL comparables avec ceux du gaz qui coulent dans les gazoducs. Cela va avoir un énorme impact sur le marché du gaz, le gaz devenant une denrée mondiale. Cela va donner un meilleur choix aux consommateurs », a souligné le vice-président de la Commission en charge de l'Union de l'énergie, Maros Sefcovic.
Pour renforcer sa sécurité d'approvisionnement en gaz, « [l'UE doit] progresser dans la construction des infrastructures et des interconnexions, notamment l'interconnexion Nord-Sud, et dans la construction de plusieurs terminaux GNL en Grèce et en Croatie, et en particulier la construction de liens entre les capacités de GNL en Espagne avec les principaux corridors énergétiques », a poursuivi le commissaire.
« Lors de nos discussions, nous sommes tous convenus qu'il fallait porter une plus grande attention sur la construction des infrastructures nécessaires. Par le passé, il fallait jusqu'à 11 ans pour bâtir une interconnexion. Nous ne pouvons plus nous permettre ce luxe. Nous devons unir nos efforts pour que ces infrastructures soient construites le plus tôt possible », a-t-il conclu. (Emmanuel Hagry)