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Bulletin Quotidien Europe N° 11593
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ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) finances

Accueilli froidement à son arrivée à la Commission, Lord Hill s'en va en ayant conquis le cœur des députés européens

Bruxelles, 13/07/2016 (Agence Europe) - Ce sont des députés attristés par son départ qui ont accueilli le commissaire sortant aux Services financiers, le Britannique Jonathan Hill, mercredi 13 juillet, eux qui avaient été si rudes lors de sa première présentation devant eux fin 2014.

L'Allemand Sven Giegold (Verts/ALE) a résumé l'atmosphère qui régnait ce mercredi en commission des affaires économiques (ECON) du PE: « Nous ne voulions pas que vous ayez le poste, et maintenant que vous nous quittez, nous ne voulons pas que vous partiez ».

En octobre 2014, les coordinateurs de la commission ECON avaient unanimement convoqué Lord Hill pour une seconde audition, avant de finalement le confirmer comme commissaire.

Pour le groupe PPE, l'Allemand Burkhard Balz a estimé que le commissaire avait agi comme un véritable gentleman dans sa décision de démissionner après que les Britanniques ont opté pour une sortie de l'UE par référendum. M. Balz a fustigé ceux qui étaient en faveur du 'Brexit', mais avaient décidé de conserver leur poste au PE jusqu'à la fin de ce mandat. La Française Pervenche Berès (S&D) a remercié le commissaire pour son 'fair play', notamment vis-à-vis des membres de la zone euro, elle qui avait dit craindre en 2014 l'arrivée d'un commissaire aux services financiers envoyé par un État qui n'utilisait pas la monnaie unique. Pour l'ADLE et la GUE/NGL, la Française Sylvie Goulard et la Portugaise Marisa Matias ont également montré de la sympathie pour le commissaire sortant.

Un des souhaits du commissaire est de voir aller de l'avant le travail qu'il a entrepris avec une consultation sur l'impact global de la législation financière (le 'call for evidence').

La veille, lors d'une conférence au siège du groupe de réflexion Bruegel, il a indiqué que, si après 2008 la plus grande menace pour la stabilité financière était la crise financière, cette menace était désormais devenue le manque de croissance.

Il y a expliqué qu'il fallait être sûr que les mesures prises en considération par le comité de Bâle fonctionnent pour l'Europe, notamment en ce qui concerne le ratio de levier financier ou encore le ratio de financement stable. Sur une note générale, il a dit qu'il fallait être préparé à s'éloigner des conclusions des organes de fixation de normes mondiales « si l'on pense que leurs conclusions sont trop radicales ou qu'elles échouent à tenir compte des circonstances particulières du très divers secteur bancaire européen ».

Le cabinet Hill en transition. Le chef de cabinet de Lord Hill, Matthew Baldwin, est devenu, mercredi 13 juillet, directeur général adjoint pour la mobilité et le transport. Il s'agit de la seule annonce officielle à ce jour. À partir de samedi 16 juillet, les membres du cabinet devraient être mis sous la responsabilité de la vice-présidente de la Commission pour le budget et les ressources humaines, Kristalina Georgieva, ce jusqu'à la fin du mois de septembre, après quoi les contrats temporaires prendront fin. Deux membres du cabinet, Lee Foulger et Mette Toftdal Grolleman, respectivement en charge de l'union des marchés des capitaux et de la politique bancaire et de la stabilité financière rejoindront le cabinet du vice-président Dombrovskis jusqu'à la fin de l'année. (Élodie Lamer)

 

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