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Bulletin Quotidien Europe N° 11534
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) psdc

Le mandat d'EUNAVFOR Med Sophia devrait être élargi, selon Mme Mogherini

Luxembourg, 18/04/2016 (Agence Europe) - Le mandat de l'opération navale de l'Union européenne en Méditerranée (EUNAVFOR Med Sophia), qui vise à lutter contre les passeurs de migrants, devrait être élargi pour y inclure des activités de formation destinées aux gardes-côtes libyens, a soutenu la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, samedi 16 avril.

Le mandat de cette opération court actuellement jusqu'à la fin du mois de juillet. Une discussion sur cette opération était au programme du Conseil Affaires étrangères du lundi 18 avril à Luxembourg, qui se poursuivait au moment où nous mettions sous presse.

Mme Mogherini s'est exprimée à ce sujet lors de sa visite sur le navire amiral de l'opération, le porte-aéronefs italien Cavour. Elle a affirmé à cette occasion que la discussion au Conseil allait porter, entre autres, sur la possibilité de passer à la phase 2b de l'opération, c'est-à-dire la possibilité d'intervenir dans les eaux territoriales libyennes. À noter que cela nécessite un accord parlementaire dans plusieurs États membres, dont l'Allemagne. Elle a aussi cité une « éventuelle expansion de la zone des opérations », précisant qu'il pourrait y avoir la nécessité ou un intérêt d'opérer plus à l'est.

La décision de passer à la phase 2b pourrait être prise « dans le cas où les autorités libyennes le demandent, nous invitent à le faire », a-t-elle rappelé lors d'une conférence de presse. S'il appartient aux autorités libyennes de définir leurs priorités, « nous sommes prêts à discuter avec les ministres de ce qui est nécessaire (de faire) pour être prêts lorsqu'une invitation » sera soumise, a-t-elle dit.

Mme Mogherini a aussi déclaré qu'elle allait proposer aux ministres de travailler sur la possibilité d'inclure dans le mandat de l'opération la formation des garde-côtes libyens, si les Libyens le jugent utile. « C'est exactement en ligne avec l'esprit qui nous anime: un transfert de capacités qui permettrait aux homologues libyens et aux autorités libyennes de contrôler et de gérer les flux sur terre et sur mer par eux-mêmes et en ne nécessitant pas notre intervention », a-t-elle estimé.

Certains États membres souhaitent aussi une extension du mandat de l'opération. Selon plusieurs sources européennes, la France souhaiterait l'extension du mandat pour s'attaquer aux trafics d'armes, justifiant que de nombreuses armes à destination de Daech dans le pays passent par la mer. D'autres États membres mettraient plutôt l'accent sur l'échange d'informations avec les garde-côtes libyens.

Par ailleurs, Mme Mogherini a annoncé que, depuis le lancement de l'opération dans les eaux internationales en octobre, plus de 13 000 personnes, dont 800 enfants, ont été sauvées, alors que 68 trafiquants ont été arrêtés et une centaine de « bateaux » récupérés. (Camille-Cerise Gessant)

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