Bruxelles, 18/04/2016 (Agence Europe) - Les États membres de l'Union européenne ont réaffirmé leur engagement en faveur de la lutte contre la résistance antimicrobienne. Lors d'une réunion informelle des ministres de la Santé, lundi 18 avril, ils ont également discuté de l'accès aux médicaments innovants et de l'amélioration des denrées alimentaires.
La résistance antimicrobienne (RAM) désigne la capacité d'un micro-organisme à résister à un traitement antimicrobien auquel il était sensible auparavant. Lors de la réunion, à Amsterdam, les délégations nationales ont toutes insisté sur l'urgence de lutter contre ce phénomène, qui cause chaque année environ 25 000 décès dans l'UE. Les résultats de leurs discussions devraient aider la Présidence néerlandaise à rédiger des conclusions sur ce thème, conclusions qui seront adoptées lors du Conseil Santé de juin. Ces conclusions, ainsi que l'évaluation de la stratégie actuelle, devraient orienter le futur plan d'action européen sur la résistance antimicrobienne. Nouvelle information: la Commission a indiqué que ce plan d'action « avait de grandes chances d'être publié en 2017 ».
Autre sujet à l'ordre du jour: l'amélioration des denrées alimentaires et l'accès aux médicaments innovants. Sur ce dernier sujet, trois associations de la société civile ont écrit aux ministres européens de la Santé le 15 avril afin de réclamer une discussion sur un accès sûr et rapide aux nouveaux médicaments et autour de la politique des prix et de remboursement des médicaments, y compris ceux qui ont été développés pour des petits groupes de patients. « Le Conseil devrait envisager de demander à la Commission d'enquêter 'si' et 'comment' le manque de transparence des prix des médicaments a un impact sur l'accessibilité à des médicaments abordables et 'comment' une plus grande transparence soutiendra les décisions locales en matière de prix et de remboursement », indique le courrier de l'Association internationale de la mutualité (AIM), de l'Alliance européenne pour la santé publique (EPHA) et de la Plateforme européenne pour l'assurance sociale (ESIP). Ces trois organisations demandaient en particulier au Conseil d'entamer une discussion sur la manière de traiter les prix dans le domaine de l'innovation (comme les médicaments biologiques) où le lien entre le coût de l'innovation et un prix raisonnable est actuellement absent. (Sophie Petitjean)