Bruxelles, 20/11/2015 (Agence Europe) - Les Pays-Bas ont obtenu la première place dans le classement établi dans la deuxième édition du « Tableau de bord des transports dans l'UE », publié par la Commission européenne, vendredi 20 novembre, qui mesure les performances de chaque pays en la matière.
Ainsi, les Pays-Bas font partie du « top cinq » des États membres de l'UE dans 16 indicateurs sur les 29 utilisés pour dresser ce classement, notamment pour ce qui est de la qualité de ses infrastructures portuaires et aériennes, où le pays occupe la première place. Globalement, c'est l'Europe du Nord qui domine ce classement, avec la Suède en deuxième position, suivie de la Finlande, du Royaume-Uni, du Danemark et de l'Allemagne. La France arrive en dixième position après la Lettonie. L'Italie fait figure de mauvais élève et arrive en 25ème position, notamment de par le nombre de procédures d'infraction en cours à son encontre. La Roumanie arrive dernière au classement et fait partie des cinq plus mauvais pays dans 15 critères.
« Il ne faut pas voir ce classement comme un classement de la ligue des champions », explique une source européenne, mais plus comme un message envoyé à chaque État membre, afin qu'il améliore le système de transports pour les rendre plus durables. « Il s'agit aussi d'un moyen d'exercer une pression par les pairs », reconnaît une autre source, qui indique que l'accueil fait au tableau de bord par les États membres était fortement corrélé avec le classement reçu.
Les indicateurs utilisés sont ordonnés en fonction de quatre catégories: - « le marché intérieur », qui prend en compte l'ouverture du marché ferroviaire, les procédures d'infractions et le taux de transposition ; - « les investissements dans les infrastructures », qui comprennent notamment l'avancée du réseau transeuropéen de transport (RTE-T) ;- « l'Union de l'énergie et l'innovation », où sont examinés la part des énergies renouvelables utilisées dans les transports et le nombre de véhicules immatriculés utilisant des carburants de substitution ; - « les usagers », qui représentent le niveau de sécurité routière et ferroviaire, mais aussi la proportion de femmes employées dans le secteur des transports.
Toutefois, le cadre de référence est encore loin d'être stabilisé, indique-t-on du côté des institutions. Lors de la 1re édition, 22 indicateurs étaient utilisés contre 29 aujourd'hui. Pour l'instant, tous les indicateurs ont le même coefficient. Ce n'est que le début, explique une source, le projet risque encore d'évoluer. Le but à terme est de poser un cadre stable pour pouvoir comparer la situation entre les États membres dans le temps. (Pascal Hansens)