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Bulletin Quotidien Europe N° 11434
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ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) france

Paris évalue à 600 millions € les dépenses additionnelles de sécurité

Bruxelles, 19/11/2015 (Agence Europe) - Le gouvernement français évalue à 600 millions d'euros les dépenses budgétaires supplémentaires pour 2016 qui seront engagées en vue de renforcer la sécurité, suite aux attaques terroristes perpétrées en fin de semaine dernière.

La mobilisation de nouveaux moyens conduira à « une dépense supplémentaire sur le budget de l'État de l'ordre de 600 millions d'euros en 2016 », pour financer à la fois la création de nouveaux postes dans la police et la gendarmerie et les besoins en équipement, a déclaré le ministre français des Finances, Michel Sapin, lors d'un débat au Sénat français sur le projet de loi de Finances 2016, rapporte Reuters. « Nous assumons, à ce stade de la discussion budgétaire, une dégradation du déficit » public, a-t-il ajouté. Le secrétaire d'État au Budget, Christian Eckert, a précisé que ces dépenses ne seraient financées « ni par un nouveau rabot sur les ministères ni par des impôts ».

Lundi, le président français, François Hollande, avait annoncé un 'pacte de sécurité' comprenant la création de 5 000 postes supplémentaires dans la police et la gendarmerie sur 2016 et 2017, de 2 500 postes dans la justice, de 1 000 postes dans les douanes et une stabilisation des effectifs de l'armée jusqu'en 2019.

Ces dépenses, qui devront être affinées, creuseraient le déficit public français à hauteur de 0,03% du PIB alors que Paris s'est engagée à réduire son déficit nominal excessif (supérieur au seuil de 3% du PIB) d'ici à 2017 selon la trajectoire suivante: 3,8% en 2015, 3,3% en 2016 et 2,7% en 2017.

Flexibilité du Pacte de stabilité. À Paris jeudi, le commissaire aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a estimé qu'il était « trop tôt pour spéculer maintenant sur la façon dont ces coûts supplémentaires se répercuteront sur la trajectoire budgétaire de la France », d'après son discours introductif publié sur son site Internet. Selon lui, il n'y a pas de raison de penser que cette trajectoire soit « spectaculairement » modifiée. Il n'a pas vu d'opposition entre les enjeux de sécurité et des finances publiques saines, « entre le Pacte de sécurité (…) et le Pacte de stabilité, qui est notre règle commune ».

Même son de cloche du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Les moyens supplémentaires annoncés ne doivent pas être considérés comme des dépenses ordinaires au regard du Pacte, avait-il déclaré à Bruxelles lors d'un débat citoyen sur l'Europe.

Mardi lors de la présentation de ses avis sur les projets de budget 2016 des pays de la zone euro (EUROPE 11432), la Commission européenne avait jugé le projet français, qui se base sur les données disponibles il y a un mois, « globalement en conformité » avec le Pacte de stabilité et de croissance. (Mathieu Bion et Camille-Cerise Gessant)

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