login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11434
Sommaire Publication complète Par article 16 / 33
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) terrorisme

Jean-Claude Juncker appelle à une coalition de l'UE, des États-Unis et de la Russie contre Daech

Bruxelles, 19/11/2015 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, s'est dit en faveur d'une grande coalition internationale impliquant l'Union européenne, les États-Unis et la Fédération de Russie pour combattre l'organisation terroriste Daech.

« Les États-Unis, la Russie et l'Europe doivent travailler ensemble quand il s'agit de combattre le fléau de l'État islamique », a affirmé M. Juncker, mercredi 18 novembre, lors d'un dialogue avec les citoyens organisé dans le cadre des Journées de Bruxelles de l'Obs. « Il faut mettre de côté tous les problèmes que nous pouvons avoir entre nous pour nous concentrer sur ce problème (Daech, ndlr) qui, si nous ne le maîtrisons pas, va conduire l'Europe au bord de l'abîme », a-t-il ajouté. Il a considéré Daech « comme l'ennemi numéro un de l'Europe et au-delà de l'Europe ».Selon lui, « il faut aligner tous les moyens (…) que l'on peut employer pour mettre un terme à cette barbarie galopante ».

Lors d'un autre débat dans le cadre des Journées de Bruxelles, l'ancien ministre français des Affaires étrangères Hubert Vedrine a affirmé que si les bombardements pouvaient « endiguer » Daech, ils ne pourraient pas l'éradiquer. « Si on veut l'éradiquer, il faut une coalition politique et militaire (et) il faut organiser cela avec un état major interarmées et interalliés », a-t-il dit. L'ancien chef de la diplomatie espagnole Miguel Ángel Moratinos, a lui aussi estimé qu'il fallait accompagner les opérations militaires d'une « action diplomatique, économique, stratégique, culturelle, sociale ». « C'est sur cela que l'on devrait commencer à travailler », a-t-il dit. Selon lui, le monde a participé à la création de ce « Frankenstein » qu'est Daech et ne sait pas comment désormais réagir face à cet « animal ».

Interrogé sur la Syrie et la Libye, M. Juncker a précisé qu'il fallait, du côté européen, « parler avec plus de nuances de ces pays compliqués ».Pour lui, « il ne faut pas croire qu'il pourrait y avoir une solution avec Assad (le président syrien, Ndlr) et ce serait une erreur de croire à une solution sans Assad ». « Nous sommes à une intersession peu vertueuse qui commandera dorénavant nos actions avec la Russie et les États-Unis », a-t-il conclu. (Camille-Cerise Gessant)

Sommaire

POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES
INSTITUTIONNEL
BRÈVES