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Bulletin Quotidien Europe N° 11428
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) arym

Le processus d'adhésion est à un « moment charnière », selon la Commission

Bruxelles, 10/11/2015 (Agence Europe) - Dans son rapport de progrès publié mardi 10 novembre, la Commission européenne a annoncé que le processus d'adhésion de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) était à un « moment charnière».

Si la Commission est « prête à étendre sa recommandation d'ouvrir des négociations d'adhésion » pour l'ARYM, « à la lumière des progrès accomplis jusqu'ici dans la mise en oeuvre de l'accord politique » du 2 juin et 15 juillet, elle précise que cette recommandation était « subordonnée à la mise en oeuvre continue de l'accord politique et des progrès substantiels dans la mise en oeuvre » des réformes prioritaires. Ces réformes doivent porter, entre autres, sur l'État de droit et le pouvoir judiciaire, la dépolitisation de l'administration publique, la législation électorale et la liberté d'expression. « Cette question (de la recommandation d'ouvrir les négociations d'adhésion, ndlr) sera abordée à nouveau après les élections », prévues pour avril 2016, précise la Commission.

Dans son rapport, la Commission souligne la « culture politique de division dans le pays ». Lors de sa conférence de presse, le commissaire aux Négociations d'élargissement, Johannes Hahn, a précisé que la crise politique était « difficile, délicate et pas encore surmontée ». Pour la Commission, le pays doit aussi faire des progrès sur les droits fondamentaux, l'indépendance de la magistrature et la liberté des médias. « La situation interethnique reste aussi fragile », ajoute la Commission, qui appelle à des mesures pour renforcer la confiance interethnique, dont l'achèvement de la révision de l'Accord-cadre d'Ohrid. Le pays doit aussi progresser sur la réforme de l'administration publique.

Selon la Commission, l'ARYM « participe activement à la coopération régionale et au développement des relations bilatérales avec ses voisins » et le maintien des bonnes relations de voisinage, y compris une solution à la question du nom, « demeure essentiel ». Le rapport souligne les mesures prises par les autorités pour gérer la crise migratoire.

Le pays a aussi un « relativement bon niveau » d'alignement sur l'acquis communautaire, mais il faut « se pencher sur les capacités administratives et de mise en oeuvre effective », explique la Commission. Sur les critères économiques, elle juge que Skopje a un « bon niveau de préparation dans le développement d'une économie de marché viable », mais est « modérément » préparée pour faire face aux pressions concurrentielles et aux tendances du marché au sein de l'Union. (Camille-Cerise Gessant)

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