Bruxelles, 09/10/2015 (Agence Europe) - Il n'y aura pas de révision de la feuille de route pour un espace unique européen des transports ni de rédaction d'un nouveau Livre blanc, a annoncé la commissaire en charge des Transports, Violeta Bulc, à l'issue du Conseil Transports qui s'est tenu à Luxembourg jeudi 8 octobre.
Au terme d'un débat d'orientation, les États membres ont jugé que les objectifs en l'état suffisaient et que l'Union allait dans la bonne direction, a indiqué la commissaire. Au lieu de modifier ou de rajouter de nouveaux objectifs, l'action se portera en premier lieu sur la mise en oeuvre des dispositions déjà existantes par les États membres.
Les ministres ont appelé à se concentrer sur la simplification des procédures administratives et sur la décarbonisation de nos économies, avec en ligne de mire la conférence de Paris qui débutera à la fin du mois prochain. La numérisation des services de transports est également prioritaire. Surtout, a renchéri la commissaire, il faut remettre le citoyen au coeur des politiques européennes des transports. « Il faut donner la ville aux gens, non aux véhicules », a-t-elle observé.
Mme Bulc a, par ailleurs, insisté sur l'internationalisation des solutions et de l'industrie européenne dans le secteur des transports et l'innovation. Et de rappeler le rôle que pourrait jouer le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) dans le cadre du plan Juncker, dont le volet dédié aux transports a fait l'objet d'une présentation le même jour par le vice-président de la Commission en charge de l'Investissement et de la Compétitivité, Jyrki Katainen, et le vice-président de la Banque européenne d'investissement, Pim van Ballekom.
De son côté, le ministre luxembourgeois du Développement durable et des Infrastructures, François Bausch, qui présidait le Conseil, a insisté sur la nécessité d'accélérer la marche dans le processus d'écologisation des transports et a mis en avant des solutions alternatives, telles que la mobilité active (marche, vélo), mise à l'honneur le jour précédent durant la réunion informelle du Conseil Transport. Enfin, nombre d'États membres ont demandé que soient mieux prises en compte les spécificités nationales, a-t-il rapporté. (Pascal Hansens)