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Bulletin Quotidien Europe N° 11403
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) ogm

19 États membres comptent interdire la culture d'OGM qu'autorise l'UE

Bruxelles, 05/10/2015 (Agence Europe) - 19 États membres sur 28 ont notifié à la Commission européenne leur intention de faire usage de leur droit d' « opt out » pour interdire, sur tout ou partie de leur territoire, la culture d'OGM ayant reçu le feu vert pour être cultivés dans l'UE.

La Commission l'a annoncé dimanche 4 octobre. La veille, avait expiré le délai dont disposaient les États membres pour ce faire, au titre de la directive 2015/412/UE qui donne aux États membres une plus grande marge de manoeuvre pour décider pour eux-mêmes de ce qu'ils souhaitent.

Sont concernés l'Allemagne (interdiction de culture excepté aux fins de la recherche), l'Autriche , la Belgique pour la seule Wallonie, la Bulgarie, Chypre, la Croatie, Danemark, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Pologne, ainsi que le Royaume-Uni pour l'Écosse, le Pays de Galle et l'Irlande du Nord.

« Le nombre de demandes d'opt out confirme que la nouvelle directive fournit un cadre juridique nécessaire à une question complexe », affirme la Commission dans un communiqué, en faisant valoir que « les États membres sont à l'écoute de leurs citoyens qui ont leur mot à dire ».

Greenpeace y voit plutôt l'expression d'une défiance à l'égard de la procédure d'autorisation des OGM dans l'UE (EUROPE 11401). « Cela confirme ce que nous savons déjà, à savoir qu'une majorité claire en Europe est opposée aux cultures génétiquement modifiées », souligne le Groupe des Verts/ALE au Parlement. Bart Staes (Verts/ALE, belge), porte-parole du groupe pour la sécurité des aliments, juge « clairement regrettable que la Commission et certains États membres veuillent pousser la culture d'OGM en dépit de la multitude de problèmes que cela pose, y compris par-delà les frontières ». Selon lui, il est impératif que la Commission et la minorité de gouvernements pro-OGM respectent et soutiennent activement tous les gouvernement qui ont usé de leur droit d'opt-out. « Il est à craindre que le cadre légal pour ces 'opt out' ne soit pas étanche. Il pourrait exposer les gouvernements à être défiés par les entreprises de biotechnologies », prévient-il. (Aminata Niang)

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