Bruxelles, 05/10/2015 (Agence Europe) - Le plan d'investissement pour l'Europe du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, peut aider à renverser les effets négatifs des coupes budgétaires opérées dans le secteur de l'éducation et de la formation en vertu des programmes d'austérités adoptés par les États membres suite à la crise économique. Le commissaire en charge de l'Éducation et de la Formation, Tibor Navracsics, a présidé, ce lundi 5 octobre, une conférence de haut niveau à Bruxelles destinée, d'une part, à expliquer aux parties prenantes pourquoi il est fondamental d'investir massivement dans le secteur de l'éducation dans les États membres et, d'autre part, à les informer des mécanismes européens existants pour réaliser ces investissements, en particulier le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS).
« Je veux m'assurer que l'éducation bénéficie autant que possible du Plan d'investissement. Ensemble, nous pouvons renverser la tendance alarmante aux désinvestissements et récupérer de l'argent frais », a souligné M. Navracsics.
L'une des priorités du plan d'investissement présenté par la Commission est la création d'un nouveau Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS), un fonds spécialisé, géré et hébergé par la Banque européenne d'investissement (BEI) et cofinancé par la BEI et la Commission européenne. Il financera des projets stratégiques dans toute l'Union européenne, notamment dans le domaine de l'éducation. Ce nouveau fonds, qui opérera des choix d'investissements stratégiques, devrait attirer les investisseurs privés, en ce qu'il prendra en charge la partie de la transaction la plus complexe et comportant le plus de risques. La Commission veut aider les États membres à tirer le meilleur parti du FEIS et de la BEI pour financer des projets éducatifs innovants, a martelé le commissaire, en rappelant que la BEI a déjà joué un rôle important dans le financement de projets éducatifs avec 4,8 milliards d'euros investis l'an dernier dans ce secteur. « Nous avons besoin de projets intelligents et nous en avons besoin aussi vite que possible », a expliqué Tibor Navracsics devant les parties prenantes. Celles-ci ont profité de l'occasion pour poser les questions qui les préoccupent et s'informer des projets déjà mis en oeuvre. (Isabelle Lamberty)