Bruxelles, 09/09/2015 (Agence Europe) - Les députés européens ont souligné, mercredi 9 septembre, leur soutien envers les actions de l'UE et de la Haute Représentante au Proche-Orient.
« Nous sommes tous d'accord pour dire que l'UE devrait être un vrai acteur fort dans le processus de paix au Proche-Orient avec des initiatives fortes », a souligné la Britannique Martina Anderson, au nom de la GUE. « Il est très important de voir que l'UE joue un rôle de plus en plus important et actif dans le processus de paix au Proche-Orient. Nous devons renouveler notre engagement envers un processus de paix dans la région », a souligné Victor Bostinaru (roumain), pour le S&D. « Toute solution durable au conflit ne peut venir que d'un contexte régional avec les grands acteurs et il faut une coopération étroite entre l'UE et les États-Unis et avec la Ligue arabe », a-t-il ajouté. L'Allemand Elmar Brok, au nom du PPE, a également souligné l'importance de la coopération avec la Ligue arabe. « Il faut que les pays arabes puissent être des facteurs de sécurité et des intermédiaires pour avoir un État palestinien viable et un État juif sûr », a-t-il expliqué. Charles Tannock (CRE, britannique) a souhaité que les négociations portent d'abord sur des éléments qui puissent créer de la confiance, avant de discuter de questions telles que Jérusalem, les colonisations et le droit au retour des Palestiniens. À l'inverse, James Carver (ELDD, britannique) s'est opposé à un rôle de l'UE dans les négociations. « Il y a le Quartet (dont fait partie l'UE, ndlr), les Nations unies, n'allons-nous pas tout confondre ? Est-ce que l'UE a un rôle à jouer là dedans, est-ce-que ce rôle ne sera pas plus destructeur qu'autre chose ? », s'est-il interrogé.
Lors du débat, Mme Mogherini s'est dite « persuadée que l'UE peut avoir une influence », ajoutant qu'il s'agissait d'un « travail de longue haleine » « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour relancer le processus, mais il faudra du temps pour obtenir des résultats si nous y arrivons », a-t-elle prévenu. « Il faut aider les parties à se rapprocher, trouver la formule appropriée, il faut qu'il y ait des négociations », a-t-elle ajouté, précisant qu'il fallait commencer par rétablir un niveau de confiance minimum et établir un ordre du jour qui permette aux parties d'avancer. Elle a expliqué que l'envoyé spécial de l'UE travaillait avec le Quartet pour inciter les parties à faire des avancées sur le terrain et pour restaurer la confiance. Toutefois, selon elle, les « conditions pour relancer les négociations ne sont pas encore réunies à l'heure actuelle, il y a un manque de confiance des deux côtés. ».
Les députés européens pourraient adopter, ce jeudi 10 septembre, une résolution commune qu'ils ont négociée pendant plus de 4 heures. Plusieurs députés ont souligné pendant le débat que cette résolution commune était un signal fort de soutien à Mme Mogherini. Par ailleurs, le 9 septembre, les députés ont décidé, par 344 voix pour, 282 contre et 35 abstentions, de changer le nom de leur 'délégation pour les relations avec le Conseil législatif de Palestine' en 'délégation pour les relations avec la Palestine'. (Camille-Cerise Gessant)