Bruxelles, 09/09/2015 (Agence Europe) - L'UE et quatre États insulaires du Pacifique - les îles Marshall, les États fédérés de Micronésie, l'île de Nauru et les îles Palaos - ont signé, mercredi 9 septembre, en marge de la 46ème réunion des dirigeants du Forum des îles du Pacifique à Port Moresby (Papouasie/Nouvelle-Guinée) des déclarations conjointes visant à renforcer leur coopération en matière d'énergie durable.
D'autres déclarations similaires seront signées cette semaine entre l'UE et d'autres îles du Pacifique - les îles Tonga et l'île de Niue (territoire libre en association avec la Nouvelle-Zélande). Ces déclarations sont signées dans la perspective de la conférence de l'ONU sur le climat (COP 21) en novembre à Paris.
Ces déclarations visent à rendre les secteurs énergétiques des îles du Pacifique plus durables par la promotion de mesures d'efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Elles réaffirment également l'engagement de l'UE à travailler avec les îles du Pacifique pour atteindre cet objectif.
« L'énergie durable est le carburant du développement durable. Cela est particulièrement vrai dans les îles du Pacifique où la dépendance à l'égard des carburants importés entrave la croissance économique et où les impacts du changement climatique sont plus présents que nulle part ailleurs. C'est pourquoi l'UE soutient les pays du Pacifique dans leurs efforts pour développer les énergies renouvelables et stimuler les économies d'énergie », a commenté le commissaire Cañete, représentant l'UE à Port Moresby.
Les petits États insulaires du Pacifique sont les plus vulnérables aux dérèglements climatiques, en particulier à cause de l'élévation du niveau de la mer et de la modification des régimes climatiques, incluant la recrudescence des tempêtes et catastrophes naturelles telles que les cyclones, les tremblements de terre et les tsunamis. Certains d'entre eux, comme les îles Tonga, souffrent de la hausse des prix du pétrole et ont donc accepté de réduire la dépendance aux importations de pétrole, explique la Commission.
« Si des mesures correctives ne sont pas prises pour s'attaquer aux changements climatiques, la tendance actuelle va s'aggraver et le destin des îles du Pacifique préfigurera la catastrophe planétaire », a averti le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, lors de son discours sur l'état de l'Union, mercredi 9 septembre à Strasbourg. (Emmanuel Hagry)