Bruxelles, 30/04/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne a mis en garde, jeudi 30 avril, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, après ses propos sur la peine de mort tenus mardi 28 avril, le responsable hongrois ayant affirmé que « la question de la peine de mort doit être remise à l'ordre du jour en Hongrie ». Selon lui, la législation actuelle ne serait « pas suffisamment dissuasive », a-t-il laissé entendre après un fait divers.
Après l'indignation que ces propos ont soulevée chez les eurodéputés et, notamment, dans la famille PPE, du Premier ministre Orban, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a menacé jeudi M. Orban d'une « bataille » s'il maintient sa volonté de relancer le débat sur la peine de mort dans son pays. « La Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne interdit la peine de mort et M. Orban devrait immédiatement dire clairement que ce n'est pas son intention, et si c'est son intention, il y aura une bataille », a déclaré Jean-Claude Juncker, lors d'un point presse.
La Commission, en vertu du mécanisme de l'État de droit, peut lancer une procédure préventive contre un État membre qui s'engagerait dans une législation contraire aux valeurs européennes, ce mécanisme pouvant déboucher en dernier ressort sur l'activation de l'article 7 du Traité qui prévoit la suspension des droits de vote au Conseil de l'UE. (Solenn Paulic)