Bruxelles, 25/02/2015 (Agence Europe) - Le Parti de la Gauche européenne (LEFT) estime, dans une déclaration diffusée, lundi 23 février, que « seul un changement radical de l'ordre social et économique dominant peut apporter une réponse à la question de la justice sociale, qui devient de plus en plus pressante au nord comme au sud de la Méditerranée ». Cette déclaration a été adoptée par la deuxième Conférence méditerranéenne de la gauche qui a eu lieu dimanche 22 février à Istanbul. L'objectif est d'aboutir à des « positions communes et le début d'une action coordonnée » des partis membres de cette coalition régionale.
L'exemple de Syriza (Grèce) est mis en avant, comme aussi celui des Kurdes en lutte contre Da'esh en Irak et en Syrie. Parmi les positions proclamées: une Méditerranée sans armes nucléaires et sans bases militaires de l'OTAN ainsi que le soutien à divers mouvements en lutte pour leurs droits (Palestine, Chypre, Kurdes et Sahara). S'y ajoutent la défense et la protection de l'environnement et des ressources communes telles que l'eau et aussi la préservation des services publics à placer sous « contrôle démocratique et populaire ». Une « feuille de route » commune a été adoptée à cette fin.
La déclaration évoque également les revendications économiques et sociales et le rejet des politiques d'austérité. (Fathi B'Chir)