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Bulletin Quotidien Europe N° 11262
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) transports

Soutien ferme franco-italien au Lyon-Turin, géant au pied d'argile

Bruxelles, 25/02/2015 (Agence Europe) - Matteo Renzi et François Hollande ont confirmé, mardi 24 février, que le chantier de la liaison ferroviaire TGV Lyon-Turin serait entamé l'an prochain. Les leaders comptent sur l'UE pour financer à 40% ce projet que ses opposants dénoncent comme « délire pharaonique ». Le Lyon-Turin est pourtant dans le collimateur de l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF).

Le sommet franco-italien, à Paris, a permis aux deux gouvernements de réaffirmer leur attachement au Lyon-Turin. MM. Hollande et Renzi ont signé un avenant à un contrat de 2001 les engageant à entamer les travaux en 2016, en dépit des critiques, surtout parmi les écologistes (EUROPE 11260). Celles-ci portent principalement sur les coûts du chantier, dont les estimations n'ont cessé de grimper. La construction d'une liaison ferroviaire, dont un tunnel transalpin de 57 kilomètres, devrait coûter 8,5 milliards d'euros.

40% de cette somme pourrait être prise en charge par des financements européens, au titre du Mécanisme pour l'interconnexion de l'Europe. Le projet est déjà reconnu comme prioritaire, et pourrait donc prétendre au taux de cofinancement le plus élevé. Un dossier franco-italien devrait être soumis à la Commission européenne le 26 février, date limite des candidatures du premier appel à projets ouvert sous l'actuelle période de programmation financière de l'UE. La répartition du reste des coûts entre l'Italie et la France est fixée respectivement à 57% et 43% dans un traité, mais il y aurait des divergences d'interprétation notamment du côté français.

Il est escompté que le projet contribue à réduire les goulets d'étranglement et à compléter le réseau d'infrastructure européen au niveau des frontières, des objectifs poursuivis par l'UE. Mais les écologistes dénoncent une surestimation des prévisions du report modal vers le rail. Dernière pièce à un édifice bien instable, l'OLAF a accepté au début du mois d'ouvrir une enquête au sujet du projet, à la demande d'eurodéputés écologistes (EUROPE 11248). (Marie-Pauline Desset)

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