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Bulletin Quotidien Europe N° 11262
Sommaire Publication complète Par article 15 / 25
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Biocarburants, le Copa furieux du vote en commission du PE

Bruxelles, 25/02/2015 (Agence Europe) - Le Copa-Cogeca a dit, mercredi 25 février, tout le mal qu'il pensait du résultat du vote en commission environnement du Parlement européen sur la future politique de l'UE en matière de biocarburants.

Dans un communiqué de presse, les organisations agricoles estiment que la position des eurodéputés de cette commission « met en péril l'avenir de l'industrie européenne des biocarburants, avec pour conséquences potentielles la fermeture d'usines et une menace pour l'approvisionnement en aliments des animaux ». Pour Pekka Pesonen, secrétaire général du Copa-Cogeca, le vote en commission environnement « complique la recherche d'un accord avec les États membres ».

Selon M. Pesonen, le fait d'introduire un plafond de 6% pour les biocarburants de première génération conduirait à une « forte réduction de la surface européenne de colza, à des perturbations sur les marchés des céréales et du sucre, ainsi qu'à une réduction de la diversification des cultures rendue possible par la rotation ». Le plafonnement des biocarburants de première génération empêcherait de rééquilibrer le déficit en protéines végétales de l'UE. Il pourrait également, selon M. Pesonen, nuire à la stabilité des marchés agricoles et conduire à une sous-utilisation de la capacité de production, notamment dans les nouveaux États membres (où d'importants gains en termes de productivité sont pourtant possibles).

Le Copa-Cogeca est en faveur d'une limite d'au moins 8% de carburants de transport issus de carburants végétaux. « Un plafond inférieur à 8% pourrait en outre miner les investissements dans les biocarburants de deuxième génération, qui font suite à ceux qui ont été réalisés dans les biocarburants de première génération et dans la bioéconomie en général », a-t-il indiqué. Par ailleurs, le Copa-Cogeca répète qu'il s'oppose à l'inclusion des changements indirects d'affectation des sols (ILUC) dans le rapport de M. Torvalds, étant donné que les modèles utilisés comme base pour l'introduction de facteurs ILUC dans les rapports des fournisseurs de carburants aux États membres sont inadmissibles et ne sont pas étayés par des preuves scientifiques. « Si les facteurs ILUC venaient à être acceptés, cela contraindrait des installations de production de bioénergie à fermer leurs portes et la bioéconomie ne deviendrait jamais réalité », a-t-il conclu. (Lionel Changeur)

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