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Bulletin Quotidien Europe N° 11262
ÉCONOMIE - FINANCES- ENTREPRISES / (ae) Économie

Paris et Rome pour un sommet de l'eurozone chaque année en mars

Bruxelles, 25/02/2015 (Agence Europe) - La France et l'Italie estiment « indispensable » de mener une discussion plus régulière sur la situation budgétaire agrégée de la zone euro.

Afin de définir « une stratégie économique au niveau de la zone euro fondée sur une orientation d'ensemble des politiques budgétaires cohérente avec l'objectif de soutien à la croissance », les deux pays plaident pour la tenue d'un sommet de la zone euro qui serait « systématiquement adossé au Conseil européen du mois de mars », selon la déclaration qu'ils ont adoptée lors d'un sommet bilatéral, mardi 24 février à Paris.

Paris et Rome estiment avoir mis en oeuvre des réformes d'« ampleur » et confirment leur « intention de poursuivre dans cette voie ». « La soutenabilité des comptes publics passe par la poursuite déterminée d'un ajustement budgétaire favorable à la croissance, à un rythme adapté à la conjoncture et utilisant toutes les flexibilités inscrites dans les règles » du Pacte de stabilité, soulignent les deux pays. Ils avancent par ailleurs l'idée d'anticiper (visiblement au sommet de mars) l'adoption de la recommandation pour la zone euro « de façon à permettre aux programmes de stabilité transmis par les États membres d'en décliner les préconisations ».

Chaque année, le processus budgétaire dit 'Semestre européen' s'achève par l'adoption, au Conseil européen de juin, des recommandations de politique socio-économique pays par pays et au niveau de la zone euro. Les États membres sont tenus de s'en inspirer dans l'élaboration des lois de finances pour l'année suivante.

La France et l'Italie réitèrent leur engagement à travailler à la mise en place d'une « capacité financière pour la zone euro » qui financerait des politiques et des investissements ayant une incidence majeure sur la croissance et l'emploi et, à titre d'objectif à moyen terme, d'« un outil budgétaire commun permettant d'absorber les chocs économiques dans la zone euro ». Dans le contexte de la révision de la gouvernance de l'Eurozone, les deux pays voient d'un bon oeil la possibilité d'une « présidence stable de l'Eurogroupe », alors que le mandat du président de cette entité informelle, Jeroen Dijsselbloem, s'achève mi-2015 (voir autre nouvelle). Et d'inviter le Parlement européen à « poursuivre ses travaux visant à mettre en place en son sein des structures spécialisées propres à la zone euro ». (Mathieu Bion)

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