Bruxelles, 22/01/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne souhaite éviter la zizanie sur l'assouplissement de l'embargo russe sur les produits agricoles de l'UE. Elle a demandé, jeudi 22 janvier, l'instauration d'un « cadre européen pour assurer la reprise des exportations de certains produits », a déclaré Enrico Brivio, porte-parole du commissaire à la Santé et à la Sûreté alimentaire, Vytenis Andriukaitis
La Commission ne souhaite pas des accords bilatéraux, mais un cadre européen devant être appliqué de la même façon par la Russie pour tous les États membres de l'UE, a précisé le porte-parole (EUROPE 11234).
La France a dégagé un accord de principe qui devrait permettre la reprise, dans les prochaines semaines, des exportations françaises de porcs vivants vers la Russie (EUROPE 11233).
La Commission a répété qu'il y avait eu récemment des discussions techniques à Berlin entre les services de la Commission et les services vétérinaires russes pour évoquer des sujets sanitaires et phytosanitaires sur les produits de viande porcine et les pommes de terre (des produits soumis à l'embargo russe). Mais il n'y a pas d'accord formel, a précisé Enrico Brivio. La Commission a cru déceler une certaine ouverture, côté russe, mais la Commission insiste sur la nécessité d'avoir des certificats européens. « La Commission attend des réponses de la part des Russes et espère que les barrières sanitaires et phytosanitaires pourront être levées sur ces produits », a indiqué M. Brivio. La Russie a demandé aussi que certains « produits à haute valeur » soient ajoutés à la liste des produits pouvant être exportés. Moscou a décrété en février 2014 un embargo sur le porc européen (l'UE a porté plainte devant l'OMC). Et, depuis août 2014, la Russie impose une interdiction sur de nombreux produits alimentaires européens (viande, fruits et légumes, lait). (LC)