Bruxelles, 22/01/2015 (Agence Europe) - L'industrie bancaire européenne est vent debout contre le projet de taxation sur les transactions financières (TTF) que onze États membres veulent introduire d'ici à 2016 dans le cadre d'une coopération renforcée, non sans difficulté (voir autre nouvelle).
La Fédération bancaire européenne (FEB), les organisations européennes des banques coopératives (EACB), des banques publiques (EAPB), des caisses d'épargne (ESBG) détaillent l'impact négatif sur leurs activités d'une TTF établie, dans une lettre adressée aux ministres des Finances des onze pays concernés et dont EUROPE a eu copie.
« Introduire une TTF basée sur un champ d'application territorial limité exercera une pression extrêmement élevée sur les acteurs financiers des États membres participants et accroîtra de manière significative la dépendance de leur gouvernement vis-à-vis des marchés financiers en dehors de la zone géographique couverte par la TTF et en dehors de l'UE », déclarent les quatre groupes d'intérêt pour qui « les petites institutions financières nationales pourraient être touchées de manière disproportionnellement élevée ».
Selon l'industrie bancaire, les désavantages de la TTF telle qu'envisagée sont nombreux: - la taxe diminuera les volumes des transactions financières et aura un impact négatif sur la liquidité dans les marchés secondaires ; - son effet en cascade à chaque étape d'une transaction renchérira les coûts de financement des entreprises ; - les acteurs financiers situés en dehors des juridictions soumises à la TTF se détourneront des institutions financières couvertes par la taxe ; - la question de la collecte de la taxe pose problème. (MB)