Bruxelles, 19/11/2014 (Agence Europe) - Les régions les moins développées de l'UE, et absorbant trop peu de fonds structurels, auront toute l'attention de la nouvelle commissaire européenne au Développement régional, Corina Cretu.
À l'issue du Conseil Affaires générales consacré à la politique de cohésion, elle a exprimé la volonté
« d'examiner la dynamique sous-jacente aux régions les plus pauvres où la croissance est plus faible afin de renverser cette tendance ». Mme Cretu a schématisé que les pays concernés sont caractérisés par des taux d'absorption des fonds structurels assez bas (pour 2007-2013) et soit ont adhéré tardivement à l'UE et progressé en recevant les financements européens, soit reçoivent de l'argent 'depuis 25 ans' sans que les citoyens ressentent la différence. Forte de ce constat, la commissaire est d'avis que seules une bonne gouvernance et une bonne capacité administrative et institutionnelle peuvent permettre à ces pays et régions d'inverser la tendance Elle entend venir en aide aux pays dont le taux d'absorption est inférieur à 65% et s'est dite optimiste quant au fait qu'il n'y aurait pas de gros montants qui seraient perdus. À cette fin, la commissaire a annoncé mettre sur pied une équipe de travail (Task force) qui devrait permettre d'établir des plans d'action, d'échanger des bonnes pratiques et de résorber les goulets d'étranglement administratifs. Des rencontres bilatérales entre la commissaire et certains représentants des pays concernés devraient avoir lieu dans les semaines qui viennent « pour trouver une solution aux enveloppes non utilisées », a déclaré Mme Cretu. (MD)