Bruxelles, 19/11/2014 (Agence Europe) - Les négociations sur le programme nucléaire iranien ont repris mardi 18 novembre à Vienne. L'Iran et les membres de l'E3+3 (Allemagne, France, Royaume-Uni et États-Unis, Chine, Russie) vont tenter de trouver un accord avant le 24 novembre, date butoir.
Le cycle de négociation a débuté par un déjeuner entre l'ancienne Haute Représentante Catherine Ashton et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. Il a été suivi par plusieurs autres rencontres, dont une entre les représentants de l'E3+3 et de l'Iran et une entre les États-Unis et l'Iran, selon des diplomates cités par l'AFP. Les ministres des pays occidentaux pourraient se joindre aux discussions dans la semaine.
L'issue des discussions reste incertaine, alors que des divergences persistent encore notamment sur la capacité d'enrichissement de l'uranium, le réacteur d'Arak et le rythme de la levée des sanctions internationales contre Téhéran.
Mardi 18 novembre, les deux parties ont exigé des concessions. « Un accord est possible si les Occidentaux, États-Unis en tête, cessent de présenter des demandes excessives », a prévenu M. Zarif à son arrivée à Vienne. Il a promis de « mener des efforts jusqu'au dernier jour ». « L'Iran doit, de son côté, faire tous les efforts possibles pendant cette semaine décisive », a pour sa part exhorté le secrétaire d'État américain, John Kerry. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, a appelé l'Iran à « montrer de la flexibilité ». « Je pense qu'on peut conclure un accord. Mais nous ne signerons pas un mauvais accord », a-t-il mis en garde.
Le 13 novembre, M. Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, avaient appelé à trouver « un accord global le plus rapidement possible». Une prolongation des négociations au-delà du 24 novembre n'est officiellement pas discutée. (CG)