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Bulletin Quotidien Europe N° 11190
Sommaire Publication complète Par article 29 / 30
AFFAIRES & ENTREPRISES N°123 / (ae) Économie

Singapour reste l'économie la plus favorable aux affaires, selon la Banque mondiale. La Banque mondiale a publié son rapport annuel qui donne le classement des pays où il est le plus facile de réaliser des affaires. Intitulé cette année « Doing Business 2015: au-delà de l'efficience », le rapport souligne que l'an dernier, les gouvernements à travers le monde ont continué à mettre en œuvre un large éventail de réformes visant à améliorer l'environnement règlementaire des affaires au bénéfice des entrepreneurs locaux. Il constate que les économies à la fois capables d'améliorer l'efficacité des procédures réglementaires et de renforcer les institutions juridiques qui soutiennent l'entreprise, le commerce et l'échange sont mieux à même de favoriser la croissance et le développement. La publication couvre 189 économies à travers le monde. Sur l'ensemble de l'année 2013-2014, les entrepreneurs locaux de 123 pays ont constaté une amélioration de l'environnement réglementaire dans leur pays. Entre les mois de juin 2013 et juin 2014, le rapport a recensé 230 réformes relatives aux affaires, dont 145 visant à réduire la complexité et les coûts liés à la réglementation des entreprises et 85 autres visant à renforcer les institutions juridiques. Chaque année, le rapport fait également le bilan des économies qui ont fait le plus de progrès par rapport à l'année précédente, sur base des indicateurs de mesure choisis. Cette année, la Banque mondiale met en avant dix économies, dont cinq en Afrique subsaharienne, qui ont les plus progressé. Il s'agit du Tadjikistan, du Bénin, du Togo, de la Côte d'Ivoire, du Sénégal, de Trinité-et-Tobago, de la République Démocratique du Congo, de l'Azerbaïdjan, de l'Irlande et des Emirats Arabes Unis. « Le processus de convergence mondiale continue. Plusieurs pays à faible revenu continuent d'adopter de meilleures pratiques réglementaires, éliminant ainsi les procédures coûteuses et complexes et renforçant leurs institutions juridiques. Cela enlève non seulement un fardeau pour les entrepreneurs locaux mais améliore également l'économie du pays et la qualité de vie des personnes en créant un environnement des affaires meilleur et plus efficace » constate Augusto Lopez-Claros de la Banque Mondiale. Le trio de tête des pays où il est le plus facile de faire des affaires reste le même: si Singapour conserve sa première place, Hong Kong et la Nouvelle-Zélande intervertissent leur place: la Nouvelle-Zélande est désormais deuxième et Hong Kong troisième (c'était le contraire l'an dernier). Les autres pays faisant partie du « Top 10 » sont le Danemark (4ème), la Corée du Sud (5ème), la Norvège (6ème), les États-Unis (7ème), le Royaume-Uni (8ème), la Finlande (9ème) et l'Australie (10ème). A l'inverse, les économies qui cumulent les barrières pour les entreprises sont l'Erythrée (189ème), la Lybie (188ème) et la République centrafricaine (187ème). A noter les performances médiocres des économies émergentes: la Chine est 90ème, devant le Brésil (120ème) et l'Inde (142ème). Malgré une amélioration inattendue de leur position dans le classement, étant donné la grave crise géopolitique qui les secouent, le Russie et l'Ukraine pointent, respectivement à la 62ème et la 96ème place. Enfin, cette année pour la première fois, « Doing Business » a recueilli des données pour une deuxième ville dans 11 économies de plus de 100 millions d'habitants. Ces économies sont le Bangladesh, le Brésil, la Chine, l'Inde, l'Indonésie, le Japon, le Mexique, le Nigéria, le Pakistan, la Fédération de Russie et les États-Unis. « Le succès ou l'échec d'une économie dépend de plusieurs variables: parmi celles-ci, souvent négligés, les rouages qui soutiennent le développement de l'entreprises et les affaires », conclut Kaushik Basu, premier vice-président et économiste en chef de la Banque mondiale. C'est-à-dire les réglementations qui déterminent la facilité avec laquelle on peut créer une entreprise, la rapidité et l'efficacité avec laquelle les contrats sont exécutés et la documentation requise pour le commerce notamment. Améliorer ces réglementations ne coûte presque rien, mais cela peut jouer un rôle transformateur dans la promotion de la croissance et du développement, selon M. Basu. Depuis sa première publication, « Doing Business » a recensé plus de 2 400 réformes réglementaires facilitant la pratique des affaires, qui ont facilité la vie des petites entreprises partout dans le monde. (IL)

 

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