Luxembourg, 20/10/2014 (Agence Europe) - Condamnant fermement la poursuite des violences et des violations des droits de l'homme et du droit humanitaire en Libye, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont exhorté, lundi 20 octobre, « toutes les parties à respecter de toute urgence un cessez-le-feu inconditionnel ». « L'UE est convaincue qu'il n'y a pas de solution militaire à ce conflit. Seule une solution politique peut fournir une voie à suivre et contribuer à la paix et à la stabilité en Libye », explique le Conseil dans ses conclusions.
La Libye a besoin d'un gouvernement fort d'union nationale, rappellent les ministres, exhortant le gouvernement et tous les membres élus de la Chambre des représentants à tendre la main à toutes les parties et de s'engager « de manière constructive dans un dialogue politique inclusif ». Ils encouragent l'Assemblée de rédaction de la Constitution à poursuivre ses travaux. Le Conseil appelle aussi tous les Libyens à s'unir dans la lutte contre le terrorisme.
Les ministres, qui soutiennent pleinement les efforts du Représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, Bernardino Leon, avec lequel ils ont d'ailleurs déjeuné, et de la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL), appellent toutes les parties à coopérer pleinement à l'initiative menée par l'ONU. Ils doivent ainsi s'engager « dans un processus politique pacifique pour résoudre la crise, en s'abstenant de toute action qui risquerait de lui porter atteinte », selon l'UE. Le Conseil demande aussi aux partis de respecter et de mettre en oeuvre les accords déjà conclus et de poursuivre un engagement constructif dans ce processus politique. « L'UE et les États membres étudient avec la MANUL des moyens pour soutenir les mesures de renforcement de la confiance», précisent les ministres dans leurs conclusions.
L'UE s'est aussi dite prête à mettre en oeuvre la résolution 2174 du Conseil de sécurité des Nations Unies afin de contrer les menaces à la paix et à la stabilité de la Libye. « Les responsables de la violence et ceux qui font obstacle ou nuisent à la transition démocratique en Libye doivent être tenus pour responsables », expliquent les ministres. (CG)