Bruxelles, 20/10/2014 (Agence Europe) - Le Comité des régions a ouvert un débat franc sur la communication de l'Union européenne, souvent tenue pour responsable du désamour des citoyens européens. L'organe consultatif a rassemblé des experts en communication pour se pencher sur la question les 15 et 16 octobre, à l'occasion de la Conférence européenne sur la communication publique (EuroPCom, 5ème édition).
Alors que l'écart entre l'UE et les citoyens s'est creusé d'autant plus durant son mandat, parallèlement à la crise économique, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a fait valoir la nécessité d'avoir recours à un « langage positif » sur l'UE, invitant les décideurs, quel que soit leur niveau, à « faire part ouvertement de leur conviction européenne ».
Le président du Comité des régions, Michel Lebrun, a, pour sa part, insisté sur l'importance d'être clair à propos de l'ambition et des valeurs de l'UE. « Aucune stratégie de communication ou de campagne de publicité n'aura d'impact sur l'opinion public ou les engagements civiques tant que cela ne reflète pas une vision plus profonde de l'Europe ». Il a, en outre, mis en avant la nécessité de rassembler les gens autour d'un projet européen décentralisé.
Le Comité des régions a d'ailleurs soumis en ce sens un projet de stratégie de communication 2015-2019 à l'attention des institutions européennes, lors de la conférence EuroPCom. Ce plan de communication quinquennal recommande que 20% du budget de la communication européenne soit décentralisé à l'échelon national ou local. La stratégie recommande aussi aux commissaires européens de visiter au moins une fois chaque région d'Europe et suggère d'établir un dialogue citoyen à propos de l'UE avec les représentants locaux, dans les villes et régions. (MD)