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Bulletin Quotidien Europe N° 11180
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) industrie

Amidon et fécule, atouts européens à ne pas négliger

Bruxelles, 20/10/2014 (Agence Europe) - La renaissance industrielle promue par l'UE devra s'appuyer sur l'industrie de l'amidon et de la fécule et donc ménager ce secteur prometteur. Issus du blé, du maïs ou de la pomme de terre, fécule et amidon sont largement utilisés dans l'industrie alimentaire, l'alimentation des animaux ou les biocarburants et présentent une alternative biodégradable et renouvelable au pétrole dans l'industrie chimique.

Quotas de sucre et bio-économie. Starch Europe, l'association représentant les intérêts du secteur, qui emploie 16 000 personnes et génère des centaines de milliers d'emplois indirects dans les fermes, a présenté, mercredi 15 octobre à Bruxelles, les raisons de son optimisme pour contribuer à la renaissance industrielle de l'UE (20% du PIB de l'UE issu de l'industrie d'ici 2020). D'une part, les quotas de sucre sont voués à disparaître en 2017, conformément à la réforme de la politique agricole commune, ce qui permettra au secteur européen de produire jusqu'à 2 millions de tonnes d'isoglucose à l'avenir, contre 700 000 actuellement. D'autre part, la stratégie européenne pour la bio-économie promue par l'UE en 2012 inclut l'amidon et la fécule qui peuvent jouer un rôle central en remplaçant les énergies fossiles dans de nombreuses applications chimiques non alimentaires (papier, textile, plastique, …). L'apport de l'argent public européen à une usine pilote, dans le cadre du programme Horizon 2020, est d'ailleurs un coup de pouce apprécié.

Droits d'importation. Toutefois, les opportunités que présente le secteur doivent être protégées, insiste Jamie Fortescue, le directeur de Starch Europe. Notamment face aux principaux concurrents, Thaïlande et États-Unis, qui produisent les matériaux à moindre coûts (économie d'échelle, énergie bon marché, etc…). Alors que des accords commerciaux sont négociés avec ces États en particulier, Starch Europe plaide pour que les droits d'importation soient maintenus pour que le secteur se développe ou se maintienne. Par ailleurs, Starch Europe met en garde contre l'excès de législation qui peut nuire au secteur. M. Fortescue cite en exemple la proposition de directive sur le pays d'origine qui occasionnerait 30% de surcoûts pour les fabricants (qui doivent séparer les matériaux bruts dans divers silos, selon la provenance). (MD)

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