Bruxelles, 20/10/2014 (Agence Europe) - Après la France et le Royaume-Uni, la Belgique a annoncé, dimanche 19 octobre, la mise en place de mesures de contrôle (« screening ») dans les aéroports belges pour dépister d'éventuels malades d'Ebola en provenance des trois pays africains où sévit le virus, alors que la compagnie Brussels Airlines continue à effectuer des vols dans la région. Vendredi, la ministre belge de la Santé, Maggie De Block, avait annoncé la désignation d'une coordinatrice nationale pour Ebola, le docteur Erika Vlieghe, dont le rôle sera de conseiller Mme De Block et de gérer et coordonner le flux d'informations vers les professionnels et le grand public.
Concrètement, un appareil mesurera à distance la température des passagers en provenance du Libéria, de Guinée et de Sierra Leone. Si tel est le cas, une infirmière les prendra en charge dans une pièce particulière et leur soumettra un questionnaire avant de les confier à un médecin du MEDA, le service médical de Brussels Airport. Celui-ci décidera alors s'il convient d'alerter ou non les autorités sanitaires. La procédure pour le traitement des bagages sera par ailleurs renforcée, alors que le transport de denrées alimentaires a été interdit en provenance des trois pays africains. Par ailleurs, l'ONG Médecins sans frontières a lancé un appel à l'aide pour pouvoir continuer à assurer un suivi médical dans ces pays, le budget disponible ne parvenant plus à couvrir les frais de matériel et de personnel. Une campagne a été lancée en Belgique pour récolter un soutien financier, mais aussi moral, pour les équipes sur place. De bonnes nouvelles émanent par contre d'Espagne, l'aide-soignante touchée par le virus n'étant plus porteuse de la maladie, selon les derniers tests effectués dimanche. D'autres tests devront toutefois confirmer ces résultats. (IL)