Bruxelles, 04/09/2014 (Agence Europe) - De nouvelles discussions entre les grandes puissances et l'Iran sur le programme nucléaire iranien s'ouvriront à partir du 18 septembre à New York, a annoncé jeudi 4 septembre le porte-parole de Catherine Ashton, Haute Représentante de l'UE.
« Les discussions entre les pays du groupe 5+1 et l'Iran, menés par la Haute Représentante (Catherine Ashton), se poursuivront à New York à partir du 18 septembre », a indiqué Michael Mann. Ces discussions se tiendront au niveau des directeurs politiques, a-t-il précisé.
Lundi, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a rencontré Mme Ashton à Bruxelles, dans le cadre d'une tournée européenne. Il s'est dit « plutôt optimiste » quant à la possibilité que l'Iran et les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine) plus l'Allemagne (les 5+1) parviennent à un accord avant le délai fixé à novembre.
Après la réunion de lundi, « il y aura des rencontres bilatérales entre les Européens et l'Iran, de même qu'entre les États-Unis et l'Iran, au niveau des directeurs politiques », a indiqué M. Mann. Les discussions entre les Européens et l'Iran se tiendront à Vienne le 11 septembre, a-t-il précisé.
Des responsables américains et iraniens devaient reprendre jeudi 4 septembre leurs discussions à Genève. La délégation américaine, dirigée par le secrétaire d'État adjoint Bill Burns et la sous-secrétaire d'État Wendy Sherman, rencontrera des responsables iraniens jeudi et vendredi, a indiqué le département d'État.
Les 5+1 et l'Iran ont conclu un accord intérimaire de six mois renouvelables entré en application le 20 janvier. En juillet, ils se sont donné quatre mois supplémentaires, jusqu'au 24 novembre, pour sceller un accord définitif qui doit permettre de garantir la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien en échange de la levée totale des sanctions occidentales et de l'ONU. Les puissances occidentales et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique alors que Téhéran affirme que son programme nucléaire est purement civil. (LC)