Bruxelles, 23/06/2014 (Agence Europe) - Lorsqu'elle est compensée par des aides aux étudiants, la hausse des droits d'inscription n'a pas d'impact global négatif sur les inscriptions dans l'enseignement supérieur. Elle peut, par contre, se traduire par une baisse des inscriptions des étudiants les plus âgés, révèle une étude internationale, publiée lundi 23 juin par la Commission européenne. « Les droits d'inscription constituent une réalité pour une grande partie des étudiants européens - et un sujet de controverse. Cette étude remet en question certaines hypothèses communément admises et fournit des éléments précieux pour alimenter le débat en cours au sein de l'UE concernant la meilleure manière de financer l'enseignement supérieur », a commenté la commissaire en charge de l'éducation, Androulla Vassiliou.
L'étude s'inscrit dans le cadre des suites données au programme de modernisation des systèmes d'enseignement supérieur européens, adopté par la Commission en septembre 2011 (EUROPE 10456). Elle constate notamment que: 1) les hausses des droits n'ont généralement pas d'effets négatifs décelables sur le nombre total d'inscriptions dans l'enseignement supérieur ni sur l'inscription des étudiants socialement et économiquement plus défavorisés ; 2) en revanche, elles peuvent avoir des effets négatifs sur les inscriptions d'étudiants plus âgés ; 3) les aides aux études (bourses ou prêts) sont essentielles pour compenser les effets négatifs des droits ou des hausses de droits sur la participation, notamment pour les étudiants vulnérables ; 4) pour les établissements d'enseignement supérieur, la mise en place de droits d'inscription se traduit généralement par une augmentation de leurs ressources. Par contre, les nouvelles recettes générées par ces droits ne sont pas toujours investies dans des mesures qui améliorent directement les conditions d'apprentissage des étudiants (comme la création de nouveaux postes d'enseignants) ; 5) il ne semble pas que les droits d'inscription rendent les systèmes universitaires publics plus réactifs à l'évolution de la demande (par exemple, par le développement de nouveaux programmes). (IL)