Bruxelles, 23/06/2014 (Agence Europe) - La volonté des Vingt-huit d'accélérer la lutte contre l'obésité dans l'Union européenne est une bonne chose, mais les conclusions du Conseil sur la nutrition et l'activité physique adoptées vendredi 20 juin à Luxembourg par les ministres de la Santé, bien que prometteuses, sont largement incomplètes, estime le Bureau européen des Unions de consommateurs (EUROPE 11105)
À l'heure où un enfant sur trois est en surpoids ou obèse en Europe, le Beuc salue le fait que les États membres se soient engagés à durcir leurs actions, mais attend du concret et déplore l'attentisme concernant les codes couleurs - solution qu'il juge la plus simple pour guider le consommateur dans ses choix au moment de l'achat de denrées alimentaires.
« Les États membres reconnaissent la gravité de l'obésité en Europe. Cette reconnaissance était attendue de longue date. Nous espérons maintenant que les gouvernements alloueront suffisamment de ressources pour concrétiser ces engagements. D'autres solutions majeures pour lutter contre les maladies liées au régime alimentaire sont passées à la trappe. Le code couleur sur la face avant des emballages pour indiquer les niveaux de nutriments peuvent grandement aider les consommateurs à identifier les options plus saines. Pourtant, cet instrument précieux n'est même pas mentionné dans le texte », déclare Ilaria Passarani, expert en politique de la santé au Beuc.
Estimant que les accords volontaires pour réduire les quantités de graisses, de sucre et de sels dans les denrées alimentaires emballées « se sont révélés inefficaces », elle déplore que le Conseil « demeure malheureusement trop timide pour établir des objectifs de réduction contraignants».
Le Beuc se félicite en revanche de ce que le Conseil presse la Commission d'établir des profils nutritionnels, ce qui permettrait « d'empêcher les produits malsains bourrés de sucre, de sel et de graisses d'arborer toute forme d'allégation mensongère. C'est à la Commission d'agir en répondant à la demande des États membres et de définir ces profils que nous attendons depuis 2009 [EUROPE 9923]», précise Mme Passarani. (AN)