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Bulletin Quotidien Europe N° 11058
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) italie

Objectifs budgétaires, la « thérapie de choc » selon Matteo Renzi

Bruxelles, 10/04/2014 (Agence Europe) - En présentant son plan financier triennal (2014-2016), le nouveau gouvernement italien entend respecter les engagements budgétaires pris au niveau européen.

D'inspiration résolument social-démocrate, le document économique et financier (DEF) italien présente des similitudes avec les annonces faites en France pour relancer la croissance (EUROPE 11000). Les baisses de charges y prennent une place conséquente: - la réduction, à partir du 1er mai, de l'impôt sur le revenu des personnes physiques pour 10 millions de salariés percevant un revenu annuel brut inférieur à 25 000 euros coûtera 6,6 milliards d'euros en 2014 (10 milliards sur une année complète) ; - la taxe professionnelle sera réduite de 5% en 2014 et 10% en 2015.

Basées sur une 'spending review' détaillée, les coupes structurelles dans les dépenses publiques devraient s'élever à 4,5 milliards d'euros. Les rémunérations des dirigeants des grandes entreprises publiques seront plafonnées, la dotation des marchés publics diminuera d'1 milliard d'euros en 2014, des organismes publics considérés non stratégiques disparaîtront. Les recettes des privatisations (Poste italiane, ENI) amorcées par le précédent gouvernement sont censées rapporter près de 12 milliards d'euros par an jusqu'en 2017.

Le financement des baisses de charges pour les particuliers et les entreprises sera également couvert par une hausse de la fiscalité indirecte, la hausse de la TVA (22% depuis octobre 2013) devant rapporter plus de 2 milliards d'euros. S'ajoute une taxation accrue des revenus des produits financiers hors titres souverains.

Le DEF revoit légèrement à la baisse la prévision de croissance pour l'Italie sur les deux prochaines années: 0,8% du PIB en 2014, au lieu de 1,1% mis en avant par le gouvernement précédent (1,3% du PIB en 2015 au lieu de 1,7%). Cette année, le déficit budgétaire 2014 devrait rester stable à 2,6% du PIB, au lieu de 2,5% (1,8% du PIB en 2015, contre 1,6%). « L'Italie doit équilibrer ses comptes publics en termes structurels afin de positionner sa dette très élevée sur une trajectoire décroissante », a indiqué mercredi Simon O'Connor, porte-parole du commissaire chargé des affaires économiques et monétaires, rapporte la presse italienne. (MB)

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