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Bulletin Quotidien Europe N° 11058
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) turquie

Nouvel appel de M. Cavusoglu pour l'ouverture de chapitres

Bruxelles, 10/04/2014 (Agence Europe) - En visite à Bruxelles, le ministre des Affaires européennes et négociateur en chef turc, Mevlüt Cavusoglu, a une nouvelle fois appelé à l'ouverture de chapitres de négociations, en particulier les chapitres 23 et 24 « le plus vite possible ». « Nous attendons de l'UE qu'elle ouvre plus de chapitres de négociations en 2014. Il y a un consensus parmi les officiels européens et les dirigeants, dont M. Hollande et Mme Merkel, sur le fait qu'il faut ouvrir les chapitre 23 et 24 », a-t-il expliqué lors de la Conférence 'Relations UE-Turquie: perspectives de la communauté des affaires'. « Ces chapitres sont cruciaux pour améliorer les normes démocratiques et l'état de droit », a expliqué le ministre, qui a précisé que cela serait aussi positif pour le climat des affaires. L'ouverture de ces chapitres est actuellement bloquée par la République de Chypre en raison de la division de l'île, après l'invasion turque en 1974. « Qui va réussir à convaincre Chypre ? La Grèce ? Les organes de l'UE ? L'Allemagne ? La France ? », s'est-il interrogé au Parlement européen.

Il s'est aussi étonné que l'UE, qui réfléchit à réduire sa dépendance de la Russie pour l'énergie, soit « réticente à ouvrir les négociations sur le chapitre Énergie (chapitre 15 avec la Turquie) ». Il a rappelé, à cet égard, que son pays est un pays de transit de l'énergie. Pour le ministre, il serait « grand temps » d'accélérer le processus d'adhésion de son pays.

Le ministre a aussi expliqué que « même si des chapitres ne sont pas officiellement ouverts, il est important que le travail puisse se poursuivre. (…) Les critères de négociation sont les critères sur lesquels nous travaillons ». « Nous voulons que 2014 soit l'année des réformes », a-t-il ajouté.

L'UE appelle à plus de coopération dans les réformes

De son côté, le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, a rappelé les préoccupations de l'UE concernant les récents développements en Turquie qui minent l'indépendance du pouvoir judiciaire et la liberté d'expression. « En tant que pays désireux d'avancer dans les négociations d'adhésion, la Turquie doit maintenant de façon urgente se réengager pleinement dans le processus de réforme en conformité avec les normes européennes », a souligné le commissaire à l'issue de sa rencontre avec le ministre. « Nous devons changer la façon dont nous collaborons en ce qui concerne les négociations d'adhésion. C'est particulièrement important pour les domaines de l'État de droit et des droits fondamentaux. Nous devons intensifier notre dialogue dans toutes les phases où sont décidées les politiques et les lois sur ces questions, qui sont au centre du processus d'adhésion. Elles doivent être traitées comme une priorité absolue », a-t-il ajouté, précisant qu'il faut aussi « travailler en étroite collaboration sur l'évaluation de la législation existante ».

Par ailleurs, la Commission européenne a annoncé à l'AFP, jeudi 10 avril, via le porte-parole de la commissaire à l'Éducation, Dennis Abbott, qu'elle n'envisageait pas de suspendre le programme Erasmus en Turquie, après son enquête sur des soupçons de détournement de fonds au ministère turc des Affaires européennes. Après analyse des résultats préliminaires de l'audit réalisé, la Commission « n'envisage pas de suspension du programme Erasmus, ni d'autre mesure susceptible d'avoir un effet négatif sur les bénéficiaires actuels ou à venir de ce programme », a-t-il expliqué. (CG)

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