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Bulletin Quotidien Europe N° 11053
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INSTITUTIONNEL / (ae) pe 2014

Succession de Barroso, les groupes PPE, S&D, ADLE refusent une mise à l'écart

Bruxelles, 03/04/2014 (Agence Europe) - Les groupes PPE, S&D et ADLE au Parlement européen redoutent de se faire déposséder du résultat des élections européennes et d'être mis sur le côté par les chefs d'État et de gouvernement au moment du choix du prochain président de la Commission européenne.

Les présidents des trois groupes, le Français Joseph Daul, l'Autrichien Hannes Swoboda et le Belge Guy Verhofstadt, ont publié, jeudi 3 avril, une déclaration en ce sens à l'intention des gouvernements nationaux, déclaration dans laquelle ils s'engagent à ouvrir dès le résultat des élections des discussions et des consultations avec le Conseil. Ils leur rappellent également des dispositions annexées au Traité (déclaration 11) stipulant que « le Conseil et le Parlement sont conjointement responsables du bon déroulement du processus conduisant à l'élection du président de la Commission ».

Les représentants du PE et du Conseil doivent donc « conduire les nécessaires consultations », précisent encore les dispositions citées par les trois responsables. MM. Daul, Swoboda et Verhofstadt estiment que le candidat du parti européen arrivé en tête au lendemain des élections devra être le « premier à tenter de former la majorité requise ». Et « sur cette base, nous allons soumettre une proposition conjointe au Conseil européen et entamer des consultations interinstitutionnelles en conformité avec 'la déclaration 11' », promettent les trois hommes.

Les spéculations vont bon train sur les probables successeurs de M. Barroso et ne correspondent pas toujours aux noms des candidats formellement choisis par les partis politiques européens, à l'image du nom de la Danoise Hell Thorning-Schmidt. Les trois plus importants groupes politiques du PE désirent couper court à toute rumeur. Ils préviennent en substance « le Conseil que, pour le PE, ce sera la marche à suivre au lendemain des élections, et pas autrement », a expliqué une source de l'un de ces trois groupes.

En d'autres termes, le Conseil devra bien mesurer les conséquences de ses actes s'il se passait de l'avis du Parlement européen. L'arme ultime des eurodéputés consisterait en un rejet pur et simple du candidat soumis par les chefs d'État et de gouvernement, qui se réuniront le 27 mai de manière informelle, deux jours après les élections européennes. (SP)

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