Bruxelles, 12/03/2014 (Agence Europe) - Le parti écologiste au Parlement européen pointe du doigt la vulnérabilité des 'stress tests' et fustige la poursuite d'investissements massifs dans l'énergie nucléaire.
Trois ans après la double catastrophe naturelle - un séisme et un tsunami - qui a frappé le Japon et provoqué à la centrale de Fukushima Daichi la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl, les partis écologistes à travers l'Europe ont salué, mardi, la mémoire des victimes et appelé à une sortie du nucléaire à l'échelle de l'UE. « L'énergie nucléaire est coûteuse et très risquée et les verts continueront à la combattre. Les électeurs qui voteront écologiste aux prochaines élections européennes peuvent être sûrs de ce qu'ils obtiendront: un 'non' clair à l'énergie nucléaire et un grand 'oui' aux économies d'énergie et aux renouvelables », explique le groupe Verts/ALE, dans communiqué du 11 mars.
« L'Europe a encore beaucoup de leçons à apprendre de Fukushima. Bien que la catastrophe ait démontré une fois de plus que le nucléaire est très risqué, l'UE a continué d'investir 15 milliards d'euros pour développer le nucléaire en Europe. Il est inacceptable que, trois ans après Fukushima, l'industrie nucléaire continue son entreprise comme si de rien n'était. Des tests de résistance insuffisants et une faible directive sur la sûreté nucléaire proposée l'an dernier par la Commission ne feront rien pour éviter totalement une catastrophe nucléaire. Le seul moyen de garantir qu'il n'y aura plus de catastrophe c'est d'abandonner définitivement cette technologie à haut risque », insiste l'Allemande Ska Keller.
Le Français José Bové rappelle, pour sa part, l'engagement des verts pour le développement des compétences qui aident à la décontamination et au démantèlement de la technologie nucléaire, afin d'aider les pays qui l'abandonnent. « L'année suivant la catastrophe, le Japon a réussi à réduire sa consommation d'énergie de 17%. La consommation énergétique de l'UE doit, elle, être réduite de 40% au cours des quinze prochaines années. L'UE doit réduire sa consommation d'énergie en luttant contre le gaspillage, en promouvant l'efficacité énergétique et en développant les renouvelables », insiste-t-il.
Mardi, les verts avaient invité à Strasbourg, en marge de la plénière du Parlement, le dernier homme à habiter la zone interdite autour de la centrale de Fukushima, Naoto Matsumura, un agriculteur resté sur place pour s'occuper des animaux abandonnés, afin de témoigner sur les ravages de la catastrophe. (EH)