Bruxelles, 12/03/2014 (Agence Europe) - La commission ENVI du Parlement européen a adopté, mardi 11 mars, une résolution de Romana Jordan (PPE, slovène) et Marina Yannakoudakis (CRE, britannique) sur la mise en oeuvre d'une stratégie européenne en matière de lutte contre l'abus d'alcool. Les députés sollicitent des mesures concrètes en la matière et demandent à la Commission européenne d'élaborer un plan d'action pour les prochaines années, à présenter d'ici le mois de septembre. « La consommation excessive et l'abus d'alcool provoquent de sévères conséquences pour les individus et la société dans son ensemble (…) Je suis heureuse que la commission de l'environnement ait envoyé un signal clair à la Commission pour une action plus déterminée, efficace et modernisée », a souligné Mme Jordan. « Nous devons améliorer la manière dont nous communiquons au sujet de la consommation d'alcool (…) Nous devons en particulier nous assurer que les femmes enceintes et les jeunes soient conscients des réalités liées à la boisson et qu'il y ait les meilleurs traitements mis en place pour aider ceux qui ont des problèmes avec l'alcool », a déclaré Marina Yannakoudakis.
Les Européens sont, dans le monde, les plus gros consommateurs d'alcool par habitant et plus d'un cinquième de la population âgée de plus de 15 ans avoue abuser de l'alcool au moins une fois par semaine (soit cinq boissons alcoolisées minimum au cours d'une soirée). La Commission européenne a lancé en 2006 une stratégie afin de lutter contre la consommation excessive d'alcool. Cette stratégie doit aujourd'hui être actualisée et les députés appellent la Commission à préparer un nouveau plan d'action pour la période 2016-2022. Les États membres sont invités, pour leur part, à décupler leurs efforts pour organiser davantage de campagnes de sensibilisation sur les dangers de l'alcool, destinées au public et en particulier aux jeunes et aux femmes enceintes. Il s'agit notamment de conscientiser les jeunes sur le rôle de l'alcool dans les accidents de la route, accidents dont ils sont les premières victimes. Les États membres doivent aussi appliquer plus rigoureusement les restrictions en vigueur concernant la publicité sur les boissons alcoolisées. Enfin, la vente d'alcool aux mineurs et la vente d'alcool sur Internet doivent également faire l'objet de mesures plus strictes. La commission ENVI est, par contre, opposée à un prix unitaire minimum pour l'alcool commun aux 28 États membres, estimant que c'est aux États membres de décider la politique qu'ils veulent mener en matière de prix. (IL)