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Bulletin Quotidien Europe N° 11015
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Réduction de la dette grecque, peu de marge pour jouer sur les taux

Bruxelles, 10/02/2014 (Agence Europe) - Les Européens disposent de peu de marge de manoeuvre pour réduire encore les taux d'intérêts liés à la dette grecque, a déclaré le directeur général du Fonds européen de stabilité financière (FESF), dans une interview au journal suédois Dagens industri, parue le 8 février.

M. Regling a rappelé que les maturités des prêts bilatéraux et du FESF avaient été rallongées à 30 ans et que le paiement des intérêts du FESF avait été différé de 10 ans. Le service de la dette grecque aurait coûté au pays 8 à 9 milliards d'euros de plus en 2013 si Athènes avait dû se financer seule sur les marchés des capitaux, a-t-il ajouté.

« On pourrait envisager d'aller plus loin que cela. Mais il n'y a pas beaucoup de marge parce que nous ne pouvons pas rogner nos taux davantage », a-t-il précisé, ne voyant pas cette possibilité arriver sauf peut-être sur certains prêts du premier plan d'aide grec. Initialement, le FESF fixait une prime à l'octroi de prêt pour couvrir ses propres coûts de financement, mais cela ne se fait plus depuis 2011. Les seuls coûts demandés désormais sont ceux auxquels il se finance lui-même plus d'autres coûts opérationnels.

La question de la réduction de la dette grecque sera discutée lorsque les chiffres officiels d'Eurostat confirmant l'excédent budgétaire primaire (hors service de la dette) de Grèce seront publiés en avril.

Quant à la question d'un troisième plan d'aide, la mission de la 'troïka' sur le point de commencer permettra d'y voir plus clair, selon M. Regling. Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, a répété, dans l'hebdomadaire allemand Bild ce weekend, que son pays n'aurait pas besoin d'un nouveau plan d'aide.

Le trio institutionnel formé par la Commission, la BCE et le FMI ne retournera à Athènes que lorsque la 'troïka' sera proche d'un accord avec les autorités grecques, alors que les discussions continuent en amont de la mission, à distance. Si des progrès ont lieu, selon une source de l'UE, il y a peu de chances qu'une conclusion intervienne avant le prochain Eurogroupe du 17 février.

À noter que le 7 février dernier, une section de la Cour suprême grecque a déclaré inconstitutionnelle la taxe foncière d'urgence instaurée en 2011 et prélevée via les factures d'électricité. La décision finale devra être prise en séance plénière et cela pourrait prendre jusque trois mois, a indiqué la presse grecque. (EL)

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