Bruxelles, 10/02/2014 (Agence Europe) - Aucun compromis n'a pu être dégagé en dernière minute, lundi 10 février, sur la question sensible du trafic transfrontalier des camions plus longs et plus lourds, dans le cadre de la révision de la directive portant sur les poids et dimensions des poids lourds. Le vote qui devait avoir lieu sur cette révision mardi 11 février en commission parlementaire des transports a donc été reporté au mois de mars afin que les groupes aient plus de temps pour trouver une solution de compromis.
La révision vise avant tout à pouvoir modifier le design des camions pour les rendre plus sûrs et moins énergivores, notamment grâce à une structure de la cabine plus allongée à l'avant et plus aérodynamique. Si ces aspects ne portent pas à controverse, ils font toutefois l'objet d'amendements de compromis, tout en conservant la philosophie globale de la proposition de la Commission.
Les discussions se sont en revanche corsées sur la suggestion de la Commission d'autoriser le trafic transfrontalier de méga-camions entre deux pays consentants. Le rapporteur, Jörg Leichtfried (S&D, autrichien), était opposé à cette approche, d'autant plus en l'absence d'une évaluation d'impact. Il préfère donc ne pas ouvrir les frontières à ce type de camions, tant que l'impact sur l'inter-modalité, la sécurité ou les infrastructures n'est pas connu. Cependant, les avis étant très divergents au sein de la commission des transports, le rapporteur n'a pas trouvé assez de soutien en faveur de ses amendements et n'a pas pu rédiger des amendements de compromis. En chef de file, le PPE serait opposé à son approche. D'autant plus que leur rapporteur fictif, Petri Sarvamaa, vient de Finlande, un pays où les méga-camions sont autorisés, voire nécessaires. Toutefois, la position de ce groupe ne serait pas homogène, tout comme celle des autres groupes. La nationalité des députés pèse en effet beaucoup dans la balance, les nordiques étant majoritairement en faveur de ces camions plus longs et plus larges, les députés de régions montagneuses ainsi que d'Europe centrale et du sud étant plus sceptiques. (MD)