Bruxelles, 10/02/2014 (Agence Europe) - Le Conseil Agriculture va débattre, le 17 février, de la proposition visant à renforcer la politique de promotion des produits agricoles et agroalimentaires européens. La présidence grecque fait de ce sujet un dossier prioritaire et espère amener les institutions à un accord politique en avril, avant la fin de la législature du Parlement européen.
Lors du comité spécial agriculture (CSA) de lundi 3 février, la plupart des pays ont jugé de manière positive les propositions présentées, mais certaines délégations (Espagne, Autriche, Suède, Chypre) constatent que le calendrier de la présidence est serré. La rapidité de la procédure ne doit pas nuire à la qualité de la discussion sur le sujet, a estimé un certain nombre de pays (Italie, Royaume-Uni, République tchèque, Roumanie, Hongrie, Slovaquie, Belgique, Luxembourg…).
Plusieurs pays (dont Irlande, Finlande, Pologne, Suède, Danemark, Estonie, Luxembourg) ont demandé que le concept de 'qualité' sur lequel s'appuie le texte ne se limite pas aux IGP (indications géographiques protégées) et AOP (appellations d'origine protégées), mais soit élargi pour prendre en compte certains programmes de qualité nationaux.
Certains pays, comme l'Allemagne, le Royaume-Uni, les pays scandinaves et la République tchèque, se sont inquiétés de la hausse (à 200 millions d'euros) proposée du budget de l'UE consacré aux mesures de promotion. Des délégations (République tchèque, Danemark, Estonie…) ont souligné qu'il fallait que les États membres soient plus impliqués dans la programmation. D'autre pays (comme Allemagne, Suède, République tchèque, Irlande, Estonie) ont demandé que le cofinancement des actions soit rétabli. Enfin, quelques pays, comme la France et l'Allemagne, ont estimé qu'il faudrait rétablir dans le texte un meilleur équilibre entre actes délégués (pris par la Commission) et les dispositions introduites dans l'acte de base. (LC)