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Bulletin Quotidien Europe N° 11015
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) bosnie-herzÉgovine

Inquiets, les Européens appellent les dirigeants à agir

Bruxelles, 10/02/2014 (Agence Europe) - Les Européens ont souligné, le 10 février, leurs inquiétudes concernant la situation en Bosnie-Herzégovine, alors que des manifestations pour dénoncer la pauvreté dans le pays se poursuivent. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont d'ailleurs commencé leur Conseil en discutant rapidement de la Bosnie. Des ministres auraient proposé que l'UE aide la Bosnie au niveau économique, pour que les institutions financières puissent soutenir le pays et pour des réformes économiques. Les ministres ont à l'inverse rejeté la proposition du Haut représentant international en Bosnie-Herzégovine, Valentin Inzko, d'envoyer des troupes supplémentaires de l'UE en cas d'aggravation de la situation.

« Le plus important est que les dirigeants réfléchissent et considèrent les réelles inquiétudes de la population, pas seulement sur des questions particulières mais plus largement à propos de l'économie et de trouver un moyen d'avancer politiquement », a souligné la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, à son arrivée au Conseil. « Il y a plein de politiciens (en Bosnie), il est temps qu'ils montrent leur leadership », a-t-elle ajouté.

Le ministre luxembourgeois, Jean Asselborn, a apporté son soutien à « tous ceux qui veulent la stabilité en Bosnie ». « C'est un des problèmes les plus difficiles que nous ayons dans les Balkans. Nous devons défendre le principe selon lequel la Bosnie est un pays et pas une addition de communautés. Elle doit aller dans la bonne direction en tant que pays », a-t-il ajouté. Son homologue britannique, William Hague, a considéré que les événements « sont un appel au réveil de l'UE et de la communauté internationale. Nous devons concentrer davantage d'efforts pour aider la Bosnie à travers l'adhésion à l'UE et à l'OTAN ». « Des échecs économiques et sociaux sont à la racine (de la situation). Les attentions politiques ont souvent été portées sur les mauvaises questions », a souligné le Suédois Carl Bildt sur Twitter.

Le 7 février, le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, a précisé que si « les citoyens ont le droit d'exprimer une insatisfaction, d'appeler à des solutions, tous doivent éviter la violence ! ».

Plusieurs manifestations ont été organisées pour protester contre le pouvoir et la pauvreté, manifestations sans précédent depuis la fin de la guerre. Le 7 février, un bâtiment de la présidence a été incendié. Deux partis politiques membres de la coalition au pouvoir ont appelé, le 9 février, à des élections législatives anticipées, normalement prévues pour octobre, pour calmer la population. (CG)

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