Bruxelles, 10/02/2014 (Agence Europe) - Profondément préoccupés par la situation et la crise politique persistante en Ukraine, les ministres européens des Affaires étrangères ont souligné, lundi 10 février, que l'UE « reste prête à réagir rapidement à toute détérioration sur le terrain ».
Lors de leur arrivée au Conseil, lundi, plusieurs ministres ont souligné que si la violence persistait en Ukraine, il faudrait prendre des sanctions.
Dans des conclusions, le Conseil se dit préoccupé par la situation des droits de l'homme, « y compris la violence, les cas de personnes disparues, la torture et l'intimidation » et déplore les morts et blessés « de tous les côtés ». Il appelle tous les acteurs à s'abstenir de toute violence et à se dissocier des actions radicales.
« Sur la base d'un nouveau gouvernement poursuivant les réformes économiques et politiques, l'UE est prête à poursuivre ses efforts avec la communauté internationale et les institutions financières internationales pour aider l'Ukraine, en lien avec des conditions bien établies, à trouver un moyen durable de sortir de sa situation économique difficile », expliquent les ministres. Le Conseil invite ainsi la Haute représentante de l'UE, Catherine Ashton, et la Commission à poursuivre leurs efforts à cette fin.
Le Conseil salue les « efforts inlassables » déployés par Mme Ashton et la Commission pour faciliter le dialogue entre les acteurs. « L'UE restera engagée activement avec l'Ukraine et maintiendra sa présence à haut niveau, afin d'aider les parties prenantes dans leurs efforts pour stabiliser la situation et pour sortir l'Ukraine de la crise actuelle », ajoute le Conseil. Le commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, se rendra à Kiev les 12 et 13 février.
Le Conseil demande des efforts supplémentaires pour trouver une solution durable et démocratique à la crise politique, à travers un dialogue inclusif. « Un gouvernement nouveau et inclusif, une réforme constitutionnelle amenant plus d'équilibre dans l'exercice des pouvoirs et les préparatifs d'élections présidentielles libres et équitables aideraient à amener l'Ukraine sur la voie durable de réformes », ajoutent les ministres. Ils précisent que l'UE est prête à fournir l'aide d'experts dans tous les domaines jugés utiles.
Une adhésion sous-entendue ?
Le Conseil souligne une nouvelle fois son engagement à signer l'accord d'association dès que l'Ukraine sera prête. « Le Conseil exprime la conviction que cet accord d'association ne constitue pas l'objectif final dans les relations UE/Ukraine », ajoutent les ministres, laissant sous-entendre la perspective d'une possible adhésion du pays à l'UE, comme l'a déjà évoqué M. Füle. (CG)