Bruxelles, 06/02/2014 (Agence Europe) - Le gouvernement roumain a saisi la Commission européenne, le 6 février, après la suspension par le Royaume-Uni de certains prêts accordés aux étudiants roumains et bulgares. Une lettre a été envoyée aux commissaires Androulla Vassiliou (Éducation) et Viviane Reding (Justice) dans laquelle la Roumanie demande « des clarifications sur la conformité de cette décision avec la législation communautaire », afin de s'assurer que les mesures adoptées ne sont pas discriminatoires envers les ressortissants roumains. Le gouvernement britannique avait annoncé, en novembre 2013, avoir suspendu les prêts pour les frais de subsistance accordés aux étudiants roumains et bulgares en raison d'une « forte hausse des demandes » émanant des jeunes de ces deux pays. Selon le Royaume-Uni, il s'agit d'une « mesure de précaution » qui s'applique en attendant que les personnes concernées prouvent qu'elles sont éligibles pour recevoir de tels prêts. En précisant que « tous les étudiants résidant au Royaume-Uni sont appelés à fournir des informations supplémentaires avant de recevoir les prochains versements ». Le gouvernement roumain invoque pour sa part « l'inquiétude des étudiants roumains qui s'estiment discriminés par rapport à leurs collègues d'autres pays de l'UE », alors que ces derniers sont visés uniquement s'ils fréquentent une université privée. Cette controverse intervient sur fond de virulente campagne contre l'immigration au Royaume-Uni depuis plusieurs années à l'approche d'échéances électorales. Un pic avait été atteint au début de cette année 2014 lors de la levée des restrictions sur les travailleurs roumains et bulgares, les médias et certains hommes politiques britanniques agitant la menace d'une « invasion » imminente. (IL)